mercredi 11 juillet 2007

Sous le soleil exactement


Il ne se passe pas grand chose. Les vacances semblent encore bien loin alors qu'ont déjà filé 11 jours de celles des enfants.
L'absence d'école en réjouit les plus grands et exacerbe les caractères des plus petits.
Hier nous avons décreté la guerre des nerfs avec Mon Mignon. Après une nuit ponctuée de réveils, de pleurs, de demandes de bibis et d'incursions dans le lit parental, on a décidé que maintenant ça suffisait. On a beau dire mais pour les grands comme pour les petits, 3 heures de sommeil, ça commence à faire juste question humeur.
Mon Mignon dort sous une fenêtre de toit, communément apellée "Velux". A la moindre goutte de pluie, l'enfant pleure et tente de se réfugier dans le lit conjugal qui n'a plus de conjugal que le nom à force d'y accueillir toutes les nuits, un Mignon exalté et plein d'énergie.
Pendant que certains se désèchent en France et en Europe, nous ici on bat des records en matière de pluie. C'est dire si nous nous faisons souvent visiter par le petit machin pendant la nuit.
Avant hier, j'ai du dormir 2 heures. J'ai donc décidé qu'il fallait sévir. C'est pas tout ça, mais lui il fait des siestes l'après midi, moi pas et c'est pas en dormant si peu que je vais sollutionner mon problème de rides.
Donc hier plan d'action avec l'Homme. Sous le slogan: "les mioches au pieu, la télé aux parents", nous avons décidé qu'à 20.30 max, les deux monstres seraient lavés, auraient mangé et seraient couchés, même si le Déluge s'abattait sur notre toit.
Objectif premier: la paix, objectif secondaire mais esperé: les deux derniers épisodes de la saison 2 de Prison Break.
Acte1: (je vire l'homme de mon fauteuil) je m'assieds dans le fauteuil. On lance le premier épisode.
Déjà, malgré le très pratique "previously on Prison Break", je comprends que moyen moyen l'intrigue présente. Je pige pas comment d'un épisode à l'autre, le sac avec les 5 millions de dollars se retrouve avec ce personnage là.
Mais soit, je mets ça sur le compte de mon peu de mémoire et j'acquiesce.
Acte 2: 5 minutes de film et j'entends les premiers pas au dessus de notre tête.
On appuye sur pause, je sors mon air furieux et mes gros yeux et je monte.
Le cher enfant dessine à la craie sur son tableau. Je lui sers ma gueulante N°27, je le recouche et je redescends.
Play.
Acte 3: 15 minutes de film. "Mamannnnnnn"
Zen...Je re monte.
Petit Mignon a faim, regarde il pleure dans mon lit, faut lui faire un bibi de lait.
"Chéri c'est gentil de t'enquérir du sort de ton frère mais il n'a ni faim ni soif, il doit dormir.
Je re couche l'enfant, je fais les gros yeux à l'aîné et je redescends.
Acte 4: 25 minutes du premier épisode (ce coup ci c'est clair, je ne comprends plus rien, l'Homme ayant oublié de mettre sur pause la dernière fois que je suis montée)
"Pleurs, cris, appels au secours, horreur et damnation"
Je re re remonte l'escalier et c'est ma joie, je retrouve mon Mignon en haut de l'escalier, le pampers sur les chevilles, des traces brunes à terre et sur ses mains...
Pour mon plus grand plaisir et dans le but ultime de m'énerver (oui je sais, quand on doit y aller, on a pas le choix etc etc, mais bon je suis sûre qu'il a fait exprès)l'enfant a fait popo.
Popo serait d'ailleurs un bien petit mot, l'enfant nous a fait une bouse maison, a retiré sa couche et a commencé à trifouiller dedans.
Je prends l'enfant, le benne tout habillé dans la baignoire, douche éclair, lit, couette, gros yeux et invectives enervées, éteignage de lampe, redescendage.
J'arrive au salon, l'Homme me dit: faut surtout pas que tu rates le prochain épisode, j'attendais que tu descendes... (trop sympas mon chéri)
On recommence "previously on Prison Break", 10 premières minutes où je capte que pouic, appel de l'enfant affamé et bouseux de l'étage.
"a foid maman" - bah oui il est carrément tout nu dans sa chambre (ce qui ne l'empêche pas, Dieu Merci, de jouer aux playmobils". Je le rhabille, je le re engueule, je redescends, je prends au passage mon bouquin, question de porter mon attention sur un truc que je suis susceptible de comprendre, je me mets dans le fauteuil et je bouquine.
L'homme ne s'en apercevra d'ailleurs qu'à la fin de l'épisode 2 et me demandera pourquoi j'ai pas regardé "t'accrochais pas, tu prefèrais la saison 1??"
Pas loin de minuit, on monte et on voit le Mignon dans le lit de son frère sous la couette, profondémment endormis tous les deux...
Donc ce soir, il y aura bien un plan d'action mais j'en ferais pas partie, je crois que je vais aller me taper un cinoche!

Croix de bois, croix de fer


L'amitié est finalement un oreiller bien peu sur
en cas de fatigue on s'y affaisse mais le sommeil peut être dur
on se croit à l'abri des coups bas, des cris et du temps
mais un jour on se réveille seul et trahit pourtant

les confidences faites autour d'un verre
les fous rires et les coups de calcaire
tout s'envole comme des feuilles mortes
par un automne trop tôt à nos portes

On a beau être présente par tous vents
on a beau épauler tous les maux ambiants
quand l'amie trouve sa moitié tant désirée
vous n'êtes plus indispensable et encore moins regretée

et même si on se réjouit du bonheur ainsi trouvé
et même si on encourage cet amour à peine né
on se souvient de ces soirs
où son propre mari on laisse choir
pour consoler un coeur mutilé au hachoir

Ces mots que l'on ne peut dire par crainte de blesser
je les livre ici à vous, lecteurs souvent délaissés
car vous êtes comme un puits, un trou sans fond
où partent dans l'oubli, mes peines et les affronts

dimanche 17 juin 2007

Mais comment font les autres?

Ca y est, la fête ent finie. J'ai passé tellement de jours à tout mettre en place et à tout organiser qu'il ne me reste qu'une indescriptible fatigue et une énorme pagaille dans la maison.
50 ans de vie commune, on l'a célebré hier.
Ils ont vécu ou survécu, ils ont traversé plus de flots en tourmente que n'importe quel navigateur en déroute et pourtant ils étaient là.
Maman pas trop sûre dans les nouveaux habits qu'on avait été lui choisir mardi. Papa fier de resortir la veste du costume de mon mariage et d'encore rentrer dedans.
La cérémonie à la mairie que je craignais s'est bien déroulée. La nana qui était venue leur rendre visite trois fois pour un peu mieux les connaître a fait un boulot formidable. Elle a parlé de chaque couple de jubilaire d'une manière intime mais pas trop, mettant à l'honneur la personnalité de chacun, sans pour autant mettre l'accent sur les malheurs qui les ont accablés.
A la fin, j'ai été la remercier, elle que je connaissais un peu par ses activités dans la ville, m'a parue vachement humaine et ça m'a plu. Peut être est ce parce qu'elle avait pris le temps d'écouter mes parents, parce qu'elle avait pris soin de leur offrir une belle cérémonie pour fêter leurs 50 ans de mariage. Ou peut être est ce juste parce que l'espace d'un instant, j'ai vu qu'elle les avait trouvés attachants et qu'elle avait voulu à sa manière leur rendre hommage.
Ensuite retour maison, course pour que tout le monde ait en main un petit four et un verre de champagne; course pour que tout le monde se sente à l'aise et se sente heureux d'être là.
Je crois que j'y suis parvenue.
Mon père serrant tout le monde dans ses bras avant de partir, remerciant encore et encore.
Me téléphonant dès qu'il est rentré à la maison pour me dire qu'il avait vraiment apprécié que j'aie tout organisé, que c'était super.
Je donne de mon temps, de ma vie et de mes cheveux blancs pour eux tous les jours. Mais le faire et se rendre compte qu'enfin il y a du sourire et du bonheur pour eux au bout, c'est gratifiant et bouleversant.
Ce matin, j'erre dans la maison vide parsemée de cadavres de bouteilles et de petits fours écrasés sur la moquette. Mais je suis incapable de bouger le petit doigt, je suis vidée.
J'ai juste un coeur gros comme ça gonflé de joie d'avoir vu mes parents sourire.

mardi 29 mai 2007

Funky Family Portrait


-Ce week end on a des invités?? (question qui revient tout le temps dans la bouche de mon fils aîné, il doit trouver que soit on s'ennuye drôlement chez nous soit que j'adore préparer de la popotte pour des tablées de convives)
-Oui ce week end on a papy et mamy H qui viennent, plus Gustave et sa femme et leur petite fille.
-Ouah c'est cool ça! et il y a quelqu'un d'autre?
-Euh oui en fait il y a aussi des gens que tu ne connais pas, que l'on a pas vus depuis longtemps mais qui font aussi partie de la famille.
-Ah??! Et qui??
-Baheuhh...

Bon commençons du début.

-Maman elle avait un frère..
-oui oncle Flibert!
-Non, un autre frère..
-Oh??
-oui un que tu n'as pas connu, car il est décedé.
-Il s'est suicidé???
-Non pas suicidé, décedé!
-C'est pas pareil??
-Non, suicidé c'est quand on se donne soi même la mort. Décedé c'est quand on meurt d'une maladie ou d'un accident.
-Ah ok, il est mort quoi!
-Oui c'est un peu ça..
-Et..c'est quand meme pas lui qui vient ce week end???...
-Bah non! C'est son épouse avec son fils et la copine du fils.
-Ouah, trop fort! de la famille à moi que je connais meme pas! - Donc c'est mon tonton comme Gustave?
-Non! Gustave c'est ton cousin.
-Bah non, puisque c'est ton frère! il dit papa/maman à papy mamy.
-Oui il le dit et je le considère d'ailleurs comme mon petit frère mais en réalité c'est mon neveu, mais comme il a été élevé par papy mamy, pour lui c'est ses parents.
-Et il ne le sait pas que c'est pas ses parents????? Je vais faire gaffe de pas lui dire alors!
-Mais si il le sait!
-Ah... (enfant déçu de ne plus être le dépositaire d'un secret de famille honteusement caché)
-Et c'est qui ses parents?
-Bah maman avait une soeur....
-Quoi?? encore une soeur en plus du frère qui s'est suicidé??????,
-Il s'est pas suicidé!
-Oui ok il est mort quoi, c'est pareil. Donc t'avais une soeur et un frère en plus??
-Oui.
-Et la soeur aussi elle s'est suici... euh elle est morte??
-Oui aussi, mais il y a très longtemps.
-Ouah t'as eu une vie bien mouvementée maman!
-oui...j'aurais pas dit ça comme ça mais bon...c'est une façon de voir les choses...
-Donc ce week end on reçoit la femme du frère que t'as plus, avec le fils de ce frère là et encore le fils de la soeur que j'ai jamais vu??
-Oui..c'est un peu un week end de retrouvailles quoi.
-Chouette, ça me fera un enfant de plus avec qui jouer!
-Euh chéri, le cousin qui vient ce week end il a 22 ans.
-Quoi??????? 22 ans??Pfffffff je parie qu'il aime meme plus jouer à la Playstation! - T'aurais pas encore des autres frères ou soeurs qui auraient des enfants? Mais de mon âge hein ce coup ci??
-Euh non chéri, là j'ai épuisé le stock....

Finalement la grande explication un peu light que je lui ai servie aurait pu attendre un peu, puisqu'à la dernière minute mes invités se sont désistés.
Mais bon, au moins ça, c'est fait!

mercredi 23 mai 2007

Le temps d'un clic


Le temps me manque pour des tonnes de choses, notamment pour écrire ici..
Néanmoins, si chacun d'entre nous, bloggers ou pas, passait l'info, ça pourrait peut être aider.
Nous avons entre les mains un formidable outil de contact et de diffusion. Servons nous en!

SVP faites un copier-coller de cette annonce et placez la dans vos blogs ou dans un mail.
Merci pour eux.
Madeleine McCann's - diminutif: Maddie - disparue le jeudi 3 mai vers 21h (heure locale)
Elle n'a que 3 ans, elle a disparu de sa chambre (Praia da Luz - Algarve - Portugal).
Merci d'aider cette famille en détresse.
Toute info doit être communiquée aux numéros suivants:
00351 289 884 500
00351 282 405 400
00351 218 641 000
112 en Europe
117 en Suisse
Merci.

mercredi 9 mai 2007

Venère

Ces derniers jours mon mignon a developpé une capacité incroyable à me faire sortir de mes gonds. Son moment preferé arrive en fin de journée, comme tous les petits il est super fatigué et pas trop ouvert aux discussions mais évidemment ça coincide aussi avec le moment où nous sommes largement épuisés par la journée passée, et apparemment encore moins ouverts que lui aux négociations...
ça clashe donc souvent, la plupart du temps à table, lorsque le fait de rester 7 minutes assis dans sa chaise lui semble insurmontable. Son frère n'étant pas le dernier pour la fête, il se plaît à y rajouter son grain de sel et du coup bénéficie de l'engueulade collective. Quand il pleut c'est pour tout le monde.

Après l'orage, je réfléchis à ce qui a été dit, à comment je l'ai exprimé et je repense souvent à ma mère me disant que mon père, passé le 2ème enfant, manquait substantiellement de patience et parfois je me reconnais en lui.
Dur constat...j'aime pas le personnage duquel je semble me rapprocher parfois et pourtant force m'est de constater qu'au pic de l'énervement, je lui ressemble quand meme pas mal.

Après vient le temps de l'apaisement, mon aîné fin diplomate à ses heures, me glisse un mot gentil quand vient l'heure du coucher. Tu sais maman, t'es quand la meme la plus gentille du monde, celle qui est toujours de bonne humeur.. - Ouais...le fait même qu'il argumente son discours ne laisse plus aucun doute sur la manoeuvre. Il tient à me rassurer, malgré mes coups de gueule c'est bien moi qu'il aime le plus comme maman. Ouf!
Mon mignon lui, prend des airs de conciliateur et je ne peux m'empêcher de rire quand je le vois pointer son regard sur le mien, pencher la tête et dire: maman pas crié, gentille maman. A fait bisou?

Dans la soirée alors qu'ils sont au lit, qu'ils ont, je pense, oublié la petite rixe pendant le repas, je passe et repasse la scène dans ma tête et je m'interroge sur le devenir de mon caractère. Vais je devenir aigrie et chatouilleuse sur tout sujet comme l'est devenu mon père, ou garderais je assez de recul, pour leur apporter de la douceur et préserver nos liens avec patience?

jeudi 26 avril 2007

Boostée

Je ne sais si c'est le climat estival qui me motive ou un regain d'énergie dû aux vitamines que je prends mais toujours est il que je regorge d'idées et de projets de trucs à faire.
Bon, certes ce ne sont pas des trucs passionnants genre saut à l'élastique ou croisière sur le Nil, mais ça m'occupe l'esprit et ça l'allège.
J'ai entièrement et quasi fini la déco du premier étage avec coup de peinture, changement de place des meubles et carrément soyons fous rangement de printemps dans toutes les pièces. Rangement pas inutile à premier abord puisque rien que dans la salle de bains j'ai jetté un sac entier de trucs qui servaient à rien et deux autres sacs à porter à la pharmacie avec des médicaments périmés (certains depuis 2004...)
Je fais des promenades avec le petiot, je revois le budget de la maison, je libère du temps pour des jeux inédits et je bosse comme une dingue au bureau. C'est à se demander ce que je fous la plupart du temps le reste de l'année... ou je glandouille sevère ou alors je ferais bien de vérifier les composants exacts des petites vitamines que je prends...

Il fait chaud comme pendant un mois d'été et moi qui prévoyais de planter quelques trucs dans le jardin pour la première fois (histoire de dementir le fait que j'ai deux mains gauches et que j'ignore comment m'en servir), je me pose des milliards de questions sur quoi planter, comment et surtout quand, vu l'ensoleillement présent et la menace (dixit ma belle-mère) des Saintes Glaces...si qqun a la main verte et envie de conseiller une novice, les commentaires seront les bienvenus.
En parlant de commentaires, je m'excuse du délai anormalement long (pire que d'habitude, c'est dire) qu'il me faut pour répondre mais Blogger a la salle manie de refuser soit que je me connecte soit que je commente...étant donné que c'est quand meme un petit peu chez moi, ça me fout un brin en rage de ne pas pouvoir entrer sur mon loggin...
Néanmoins malgré que j'ai moins de temps pour parcourir ma blogliste, j'essaye de combler mon retard et je vous suis quand meme plus ou moins assidument.

Bon je vais essayer d'aller bronzer mon bras droit (le gauche s'est doré tout seul la pillule pendant que je conduisais) question d'avoir l'air un peu moins tarte avec mes deux couleurs d'avant bras.


mercredi 18 avril 2007

Maison, sucrée maison

Et voilà, le retour s'est fait tout naturellement et pis même la reprise au bureau, puisque vous l'aurez remarqué je suis rentrée depuis vendredi mais que voulez-vous je fainéante un peu du blog depuis quelques temps (voire plus)
Le petit congé s'est bien passé, sous le soleil étonnement pour un mois d'avril à la côte Belge. On a eu du meilleur temps que l'année passée au même endroit mais au mois d'août. C'est à ne plus rien y comprendre.

Les enfants ont été adorables profitant de tout moment de loisir avec plaisir et nous offrant de belles tranches de sourires pendant ces 4 jours. Et, ce qui ne gâche rien, Mon Mignon a consenti dormir convenablement les 3 nuits sans que l'on doive user et épuiser notre patience.

Nous commencions la matinée après le pet dej par une grande promenade au sein du parc avec visite des plaines de jeux et ensuite direction le parc aquatique pour des pataugeades interminables.
Après une légère collation, on filait à la plage vers le milieu d'après midi pour les courses au bord de l'eau et les châteaux de sable qui n'en finissaient plus de s'écrouler.
Vers 18.30 apéro au petit resto du coin judicieusement pourvu de plaine de jeux extérieure ET salle de jeux intérieure. Inutile de vous dire qu'il ne désemplissait pas de parents avec leur marmaille à tous les repas.
Le soir il suffisait de poser nos chères têtes blondes sur l'oreiller pour de suite les entendre ronfler...ça paraît rébarbatif à 35 ans un homme qui ronfle, mais je vous assure qu'un Mignon gonflé d'énergie toute la journée et qui s'effondre dans son lit le soir en ronflant, c'est un moment priviligié!

Vendredi dans l'après midi retour à la maison tranquille pour un week end qui promettait de l'être un peu moins avec des invités le samedi et le dimanche et le filleul (6 ans) de mon époux à demeure pour 3 jours.

Ces quelques instants nous ont vraiment regonflés tous les quatre et on a réappris tout doucement des gestes et des mots que dans le quotidien on malmène un peu.

Anecdote du jour: nous étions donc en Belgique coté néerlandophone et mon aîné se morphondait un peu de ne pas trouver de petits compagnon de jeu parlant la même langue que lui.. un matin alors que j'étais dans la petite piscine avec mon mignon, il vient me trouver super excité en me disant qu'il s'était fait un pote, qu'il parlait pas français mais bien anglais, mais que c'était pas grave puisqu'il avait de l'anglais à l'école ... (j'imagine le débat bien étoffé par les mots appris cette année scolaire: what time is it? my tailor is rich! pink. red. green. i leave in France)Bref... Je lui dis que c'est super et qu'ils peuvent aussi communiquer par gestes et apprendre mutuellement des mots.
Là il me répond qu'ils en sont déjà au stade des gestes et que d'ailleurs il vennait de faire une petite blague à son nouveau copain: à la sortie d'un des tunnels aquatiques, mon Tendre a fait mine de couler dans l'eau en y restant assez longtemps pour que le copain s'inquiète un peu et ensuite il a surgi de l'eau en criant:
"Fish of augustussssssss!"
"Je sais pas pourquoi mais il m'a regardé bizarrement maman.."
"Hum chéri, avril se dit en anglais: april"
"Ah? c'est peutêtre pour ça alors qu'il a pas eu l'air de comprendre..."

vendredi 6 avril 2007

Melting Pot

ça y est la semaine est bonne, reprise des hostilités le 18 avril, je commence officiellement mes congés à l'instant et commencer à en profiter c'est également l'écrire ici.
j'ai encore une foule de choses à faire avant le départ mardi, je fais des listes que je perd recommence rature et déchire, la frénésie des grands départs m'a prise, meme si nous ne partons que 4 jours. je crois que j'en ai besoin et donc j'ai hâte.

Demain j'aimerais aller faire tout un tas de courses pour la semaine à venir si on ne veut pas déperir et aussi préparer les quelques bagages. Pour ce faire, faudrait peut être que je me lance dans la corvée de repassage... je me demande si je vais pas juste puiser l'essentiel et repasser à mon retour (ou pas)...

Dimanche journée familiale avec la récolte de ce que les cloches nous auront amené, chez ma belle famille. Grosse journée en perspective.
Lundi annif de ma maman ici à la maison et Pâques à nouveau avec ses cadeaux et les oeufs que l'on cachera pour la première fois dans notre pelouse toute fraîche.

Mardi matin, départ pour le soleil (j'espère), les jeux, les rires et le repos. YES!

Je vous bisouille, je suis d'humeur légère, je reviens As Soon As Possible.

vendredi 30 mars 2007

Il faut que je vous raconte

Journée de bureau à terminer
du galop pour tout boucler
5 heures sonnent, je prends la route
direction Metz pour un bain de foule
on arrive sous une pluie fine
les gens font grise mine
l'excitation arrive doucement
je réalise que je l'attends ce moment

la demie un peu passée
la salle s'éteint sur la soirée
arrive sur scène l'homme aux doigts d'or
je sens l'émotion me submerger sous les premiers accords

alors que malgré moi perlent les premières larmes
arrachées à leur lit par des notes un peu slaves
arrive Linda fraîche et belle comme un roseau
et de ses lèvres sortent les premiers mots

elle discute, elle raconte, elle met à nu
et bien que des dizaines de fois entendues
ses chansons m'enchantent les pavillons
ses mots font frémir mes fondations

j'en ai vu des concerts par dizaines
des que j'aime et des que j'oublie en une semaine
mais se prendre en face l'émotion brute
tisser des liens avec la salle comme on tisse une toile de jute
j'ignorais qu'on pouvait avoir tout ça
simplement en payant avec la monnaie d'ici bas

On a ri, on a pleuré et on a été complices
on a même échangé des mots derrière les coulisses
faut il aimer les gens et son métier
pour pendant 3 heures leur donner
des bouts de soi, des morceaux d'âme
qu'ils emporteront chez eux comme une précieuse flamme

Une belle soirée à raconter
même si les mots ici contés
ne suffisent pas à rendre hommage
aux étincelles aux papillons et aux mirages
qu'elle a semé dans une salle attendrie
par sa générosité une fois encore, pas démentie

mardi 27 mars 2007

J'ai eu du rab

Ce matin, après une nuit fort agitée pour mon Mignon j'ai décidé de le garder près de moi à la maison et de ne pas l'emmener à l'école.
Plus précisemment, du haut de ses 2 ans et demi, les yeux pleins de dodo, le teint livide et les larmes perlant, il me dit "pas écol maman shoplait"..oui ce matin, j'ai craqué.

Je me suis dit qu'il allait se reposer, me laisser faire la montagne de trucs que j'ai en retard et se tenir sage comme une image. Evidemment, c'est à croire que c'est mon premier et je que je suis une innocente pas encore rompue aux yeux doux, car le petit machin me fait une vie infernale, toute fatigue envolée en même temps que mes douces rêveries de repos ou autre joyeuseté.

Quand j'ai debarqué dans sa chambre et que je le regardais dormir si profondément à cause de la nuit ponctuée d'aller retours vers mon lit et de cauchemards divers, j'ai été attendrie.
Attendrie parce que je l'adore évidemment et parce qu'aujourd'hui plus qu'hier, pourquoi je l'ignore, je me suis souvenue, que la vie avait un jour décidé, que plus jamais des yeux bleus me diraient maman.

Alors que mon corps a depuis toujours adopté la ligne courbe, mon organisme a toujours refusé de tourner rond.
Très jeune je souffre de polypes intestinales, je subis plusieurs interventions mais sans succès. A l'âge de six ans, je fais une appendicite qui se solde par une périthonite aigüe qui manque de m'emporter.
A sept ans, dans une grande vague aventureuse je bois de grandes gorgées d'eau de javel (croyant étancher ma soif par de la citronade) ce qui me vaut encore un beau séjour en clinique.
A huit ans, je démarre de grande crises d'asthme qui me valent des séjours aux urgences quasi toutes les semaines.

Je ne me rends quasi jamais chez un médecin de mon propre chef, il faut vraiment qu'il y ait un problème majeur. Mon médécin traitant, un ami, est d'ailleurs toujours inquiet quand il me voit débarquer de peur que ça n'arrive trop tard.

A seize ans, je fais une vilaine chute et je me retrouve avec une cheville violacée du plus bel effet. N'écoutant que mon entêtement, j'attends une semaine avant de me rendre chez le doc, verdict: déchirure des ligaments de la cheville gauche, une opération, de longs mois de plâtre et de réducation et une cheville à jamais fragilisée.

A vingt ans, je m'aperçois que j'ai de drôles de petites tâches douloureuses sur l'entiéreté de mes jambes, mon brave médecin traitant reste sceptique, mais fait des pieds et des mains pour trouver l'origine du mal. Le diagnostique tombe, bénin heureusement, un érythème noueux. Je passe 10 jours en clinique, à me faire mater les gambettes par la plupart des jeunes internes de toute la province. Un régal.

A 24 ans, le jour du déménagement dans notre nouvelle maison de frais propriétaires, je fais une voltige magnifique sur le perron, à peine le camion de déménagement arrivé dans l'allée.
Sous les yeux ébahis des nouveaux voisins, je me retrouve avec une cheville-pied-jambe qui triple de volume et devient instantannément violette.
Urgences, radios, hosto pendant deux jours pour des examens complémentaires. La jambe dégonfle mais le bleu s'étend. Les docs restent sceptiques. Finalement ça s'estompe légèrement, mais au jour d'aujourd'hui, 11 ans après, c'est toujours visible...

25 ans, premier accouchement. Je rentre en clinique pliée de contractions et je vois la tête de l'infirmière changer en voyant mes résultats d'analyses sanguines.
J'ai à ce moment là, d'autres chats à fouetter, donc je case l'information dans un coin de mon cerveau, sans m'en occuper.
La réalité me ratrappe assez vite par un jeune anésthésiste me disant qu'il est hors de question que je bénéficie de la péridurale. J'ai chopé un truc, on ignore ce que c'est, mais lui, il se mouillera pas...

25 ans et quelques jours, frâichement maman, fraîchement demontée par un accouchement des plus pénibles et longs, je rencontre un hématologue, qui me dis en gros (j'avais pas tout saisi à l'époque) que j'ai un problème d'anti corps qui modifie mes paramètres de coagulation. C'est pas dangereux sauf dans certains cas mais il faut surveiller.
J'ai une de fois de plus, d'autres chats à fouetter, je ne m'en occupe guère.

Juillet 97. Je décide avec ma meilleure amie de m'offrir une journée loin des couches et nous partons en goguette faire les soldes (deux heures de train). Dès le matin, je sens que quelque chose ne va pas avec ma jambe. J'ai mal, je me déplace difficilement (génial pour faire les soldes) bref, c'est pas le pied (sans jeux de mots).
Courant de journée, ça devient carrément intenable, ma jambe est gonflée, super rouge et bouillante, je m'arrête à une pharmacie. On me conseille du gel fraîcheur, genre relaxant pour les sportifs. J'en applique, j'ai l'impression que ça me tue ce truc, j'arrête de suite et on décide de reprendre le train direction maison.
A destination, je joins mon gentil doc, qui après inspection minutieuse ne trouve rien.
Je passe le week end en pleurant sur ma jambe difforme mais je tiens.
Lundi matin, réveil et surprise. Plus moyen de respirer, un truc énorme m'écrase la poitrine, me vrille à chaque inspiration, y comme qui dirait un soucis.
Vite le doc, et là ni une ni deux, il me dit, c'est urgences immédiatement.

Comme je suis pas en état de conduire la marraine de mon petiot nous y emmène dare dare.
Arrivés en clinique, j'ai un comité d'accueil digne des plus grands dirigeants. J'en suis encore à me demander ce qui m'arrive quand on m'explique que mon doc les a prevenus de mon arrivée (je vennais pour une entorse moi en toute innocence), que je vais être admise en cardiologie car je fais une énorme phébite avec embolie pulmonaire...

J'y connais pas grand chose mais les termes ne me disent rien qui vaille, donc je panique un tantinet avec mon bout de chou de 7 mois dans les bras et une marraine totally paniqued.
Je passerais sur tous les détails pas très softs de toutes les interventions d'urgence du jour, j'oublierais de vous dire que la dite marraine s'est plantée en voiture en retournant, avec mon bébé, que je n'ai eu de visites que tard le soir, tant et si bien que je me demandais si on ne m'avait pas abandonnée à mon triste sort (en fait pour ne pas m'alarmer, toutes les personnes qui m'avaient eu au tel, avaient "omis" de me parler de l'accident de voiture, et mon mari avait mis la journée à sortir la voiture du fossé, à gérer un bébé de 7 mois et sa femme, qui avait failli y passer en clinique...)
Bref, une journée à oublier, un séjour en clinique à oublier et même un 12 juillet 98 à oublier, malgré que la France a gagné la coupe du monde, et que j'ai regardé le match dans une sordide salle télé de l'hosto, seule avec une quinzaine de petits vieux à moitié amorphes.

Tout ça pour vous dire, qu'alors que je vennais de passer des mois extrêmement difficiles (voir entre autres, post "Fleurs" du 16/12/06), que la vie avait encore une fois décidé de n'en faire qu'à sa tête, à la fin de mon séjour hosto, un bien beau médecin hémato-cardiologue m'a annoncé que plus jamais je n'aurais d'enfants...

Alors quand ce matin, mon Mignon m'a instament de ses yeux bleus prié, de le laisser l'école sécher, j'ai pas un instant refléchi et j'ai de suite, dit oui :o)

mardi 20 mars 2007

Nouvelles du front

Mon mignon est à l'école depuis 2 semaines. On peut dire que ça se passe relativement bien si ce n'est le fait que tous les matins entre le moment où il se lève et celui où on arrive à l'école il repète en boucle "je vais pas à l'école". Probablement de l'auto persuasion.
Une fois arrivés sur place, il enlève veste écharpe et bonnet tout en niant le fait qu'il va aller là où il se trouve déjà.
Visiblement, les premiers pleurs n'ont que pour but de faire saigner mon pauvre coeur de mère car dès que j'ai le dos tourné c'est la foire aux rires. J'ai encore pu le vérifier ce matin.

Hier à midi je vais chercher mignon puisqu'il ne va à l'école que les matinées. Je l'installe dans son siège auto, j'écoute son monologue à base de "machines, tracteurs et camions" et je m'apprête à reprendre le volant. Quand j'aperçois l'institutrice de mon aîné qui m'attend sagement à coté de la voiture.
"euh j'aimerais vous parler de filsaîné"... une minuscule alerte rouge se déclenche dans ma tête, je me demande bien ce qui se passe.
"En fait, nous avons la semaine passée regardé une K7 vidéo sur la naissance des enfants, la grossesse et l'accouchement et il a eu l'air très perturbé"
"De plus, aujourd'hui nous avons lu un texte où il était question d'un petit garçon qui se serait perdu et qui a mis du temps à retrouver ses parents. Mais rien de grave hein, plus de peur que de mal, c'était juste une petite histoire"
Mais filsaîné était triste, il a pleuré et ça lui faisait vraiment mal au coeur de voir un enfant qui avait perdu ses parents - je me demandais si un jour vous l'aviez perdu dans une grande surface ou quelque chose du genre pour que çà le tourmente autant?

Même si je ne conteste pas le but pédagogique du programme que l'institutrice met en place, je sais d'avance que mon Tendre peut en ressentir un certain trouble.
Depuis tout petit et particulièrement depuis la naissance de son frère, mon filsaîné a developpé une vraie tristesse dès qu'il s'agit de la souffrance d'un enfant.
Il en pleure, trouve ça injuste, ne comprends pas et passe de longues minutes à nous en parler le soir avant de se coucher. Inutile de vous dire que nous ne le laissons jamais regarder les infos avec nous.

De plus, il y a 15 jours dans la voiture il m'a posé tout un tas de questions (qui m'ont quand même bien mis mal à l'aise) et j'ai senti que le moment approchait où il faudrait passer aux grandes explications.

Contexte: je reprends filsaîné ayant passé l'après midi chez la mamie et ayant joué avec un petit cousin: J
Dans la voiture il me dit: tu sais maman c'est quand même super de t'avoir!
Je suis assez émue de ce constat et je lui en fais part. Et il me dit, oui c'est super de t'avoir tout le temps et papa aussi, au même endroit.
Tu vois, J il n'a que sa maman et parfois son papa. Et encore, la plupart du temps il vit avec sa mamie car sa maman travaille beaucoup. C'est pas sympas pour lui. Son papa et sa maman n'avaient pas assez d'amour alors ils ont décidé de ne pas le garder.

Là je me dois de remettre les choses en place et je lui dis que si manque d'amour il y avait c'était entre le papa et la maman, mais que J était très aimé de ses parents.
Que les adultes peuvent tomber "désamoureux" mais que l'amour envers leurs enfants, n'en est pas alteré.
A quoi il me répond que puisqu'on peut ne plus aimer son conjoint on peut aussi ne plus aimer son enfant.
Mais non chéri, un enfant on l'aime toute sa vie, puisque c'est une partie de soi, on ne pourrait pas ne plus l'aimer.
Quelques secondes de réfléxion plus tard.... Oui, je suis une partie de toi puisque je suis sorti de ton ventre, mais papa lui il a rien à voir là dedans, donc il peut aussi un jour ne plus m'aimer...

Ahem..bon allons y pour les explications.

Au delà du fait que tu fais à jamais partie du coeur de papa et qu'il t'aime infiniment, papa aussi a contribué à ta naissance et à ta venue au monde puisqu'il t'a donné ses...euh cellules.
Ses cellules????? Comment ça???
Bah ... pour que la maman ait le bébé dans son ventre, le papa y a mis des petites cellules, ces cellules là se sont mélangées avec celles de la maman et la somme des deux a fait un bébé, qui grandit pendant les 9 mois dans le ventre de la maman et qui ensuite au terme de ce délai là, naît et devient le bébé, comme ton petit frère et toi l'avez été.

Et les cellules ça se donne comment?? Comme les microbes, si on respire le même air??
Euh non, disons que quand on s'aime très fort, les corps des papas secrètent des cellules spéciales et les corps des mamans sont prêts à les accueillir, et voilà le tour est joué.
Ah bon, c'est comme ça alors que ça se passe??? Donc si j'ai les cellules de papa et les tiennes, vous m'aimerez tout le temps, vous avez pas le choix, je suis une partie de vous deux??
Oui mon petit coeur, c'est exactement ça!

Ouf, je m'en suis bien tirée cette fois. J'ignore quand et comment, mais je suis sûre qu'il va revenir à la charge :o)

jeudi 15 mars 2007

Une femme c'est

Se réveiller en plein milieu de la nuit pour vérifier que son réveil est bien mis
oublier ses humeurs pour écouter les supplices d'un rhume meme pas prometteur
rassurer et encourager tout projet, même s'il vous défrise le bonnet

faire la sourde oreille aux vilains penchants pour la bouteille
ranger aspirer laver des kilomètres carrés, pour lui donner une maison bien rangée
plier et accoupler des milliers de chaussettes toujours dépareillées

taire des mots trop souvent parce qu'il y longtemps on en a fait le serment
sourire et plaire sans cesse pour que dans son coeur règne l'allegrèsse
des gestes des milliers de fois repetés pour parer à ses oublis et taire les hostilités

des cadeaux sans occasion précise et de l'indifférence quand votre annif il oublie en toute conscience
des mots doux des câlins de la fierté pour les enfants qu'il vous a donné
de l'indulgence des mots muets et des souffrances tues pour tenir le bateau et éviter les crues

mardi 6 mars 2007

Le passage

Légère angoisse au lever ce matin. Pas de retard, meme beaucoup d'avance pour un mardi.
Mon mignon rentrait à l'école pour la première fois.
Lorsque j'évoque le sujet tout en l'habillant il me répond par un "non pas envie"... qui ne me rassure point.
J'arrive devant l'école, il fait l'attraction pour les élèves qui sont déjà sur place et qui le connaissent assez bien pour le voir tous les jours amener son grand frère.
Fièrement il empoigne son petit sac à dos en forme de nounours, et rentre dans le bâtiment même si un peu méfiant.
Là l'instit (super entre parenthèses) l'attend, elle lui demande un bisou de bonjour et alors que je m'apprête à lui dire qu'il ne sait pas (ou ne veut pas) en faire, qu'il se contente de tendre sa tête pour qu'on y en appose un, il lui claque un bisou retentissant sur la joue!
J'en reste bouche bée!
Il rentre dans la classe, se dirige vers les jouets tout en me guettant de l'oeil, farfouille un peu dans les bacs pis tombe sur une vraie mine d'or à ses yeux: des tracteurs, des remorques et des playmobils thème ferme.
A partir de cet instant là, je n'existe plus, la classe non plus d'ailleurs.
Mon mignon est parti dans son monde de rêves et de jeux.
Je papote cinq minutes avec l'institutrice et ensuite me rendant compte qu'après tout, on a guère besoin de moi, je me sauve.
Je me penche sur mon mignon, lui fais un bisou et lui dis que je vais aller faire des courses et qu'ensuite je reviendrais le rechercher. A quoi il me répond sans me regarder: à tantôt maman!
Bref, voilà mon premier mardi depuis deux ans et demi, sans lui.
ça fait tout drôle et en même temps, je suis super fière de lui et contente de toutes ces heures (euh....j'ai réunion de 11h à midi et à 12.05 je vais le rechercher) où je pourrais ranger la maison, faire le ménage ou même soyons fous, lire un livre!

samedi 3 mars 2007

Foutue mémoire

Hier je faisais mes courses tranquillement quand j'entends une voix qui m'interpelle. Je suis sure de la connaitre mais pas moyen de remettre un souvenir dessus.
Je continue mes achats tout en regardant la jeune femme donc le ton de voix me rapelle vaguement quelque chose.
Au détour d'un rayon, elle m'aborde et me dit: on se connait non? on a travaillé ensemble?
Là en un instant ça me revient: ah mais oui! effectivement, y a de ça onze ans, on a bossé dans la même grande surface, elle arrivée avant moi, était partie un peu après que j'ai été engagée.

Bref une nana sympas comme j'en avais le souvenir, on papote, on essaye de retrouver le nom de celles et ceux qui bossaient avec nous. Onze ans à se remémorer, moi qui sais à peine ce que j'ai mangé hier soir.
Pis elle me demande qui était le boss au moment où j'étais là.
Je lui dis, bah c'était Monsieur P, tu sais sympas mais un peu spécial, lunatique, il s'était fait virer d'ailleurs, je sais même plus pourquoi.
Et là je vois le regard qu'elle me lance, mi interrogateur, mi méfiant.
Je me pose pas trop de questions, je préfère pas approfondir cet air de méfiance qui vient d'intégrer notre conversation jusque là amicale.
On papote encore 5 minutes, pis on se dit au revoir, à une prochaine.

Je sors du magasin, je range mes courses et dans la voiture le flash!
Cette nana avait couché avec le patron en fait, et ça s'était su et ils avaient tous deux été virés comme des mal propres...
Et moi comme la reine des nouilles, j'avais complètement oublié!
Je comprends mieux maintenant sa méfiance.
Je le raconte à mon mari hier soir et lui de me dire que c'est tout moi ça, d'être distraite et d'oublier quasi au fur et à mesure ce qui se passe.
J'espère qu'elle a pas cru que je me moquais d'elle..on avisera si jamais on se revoit.
Bref, après coup l'épisode m'a semblé assez drôle, elle a vraiment du croire que je faisais l'innocente.

mercredi 28 février 2007

Tous ces autres qu'il est

Voilà, je l'avais dit depuis longtemps pis j'ai toujours trouvé autre chose à dire ou à faire. Mais là je m'y mets.

Mon époux, depuis bientôt onze ans, est quelqu'un de réellement solide, je crois que si un mot devait le définir, c'est celui là. Taillé dans la pierre, avec ce que ça a de consistant mais aussi d'intransigeant, il est honnête par dessus tout et rien ne semble l'ébranler.
De cet aspect de sa personnalité, découlent des autres traits parfois un peu durs à supporter: le manque d'écoute, le manque de dialogue et la sensibilité très très bien cachée, ce qui rend les relations assez compliquées.

Il est l'aîné d'une famille aisée de quatre enfants. Rien ne lui a jamais fait défaut et même si on a fait preuve d'exigence envers lui dans ses études, on ne lui a jamais rien refusé ni reproché. ça donne donc quelqu'un d'assez sur de lui et peu soucieux la plupart du temps, des gens de son entourage.
Néanmoins, ces facilités auraient pu lui donner envie de se laisser aller dans son boulot et de ne pas trop s'en faire. Or il est courageux comme personne, et je dis toujours que quand ses ouvriers bossent dehors et ont de la boue jusqu'aux genoux, lui en a jusqu'aux épaules!
Il a repris avec son père l'entreprise familiale et il s'y consacre sans compter. C'est un projet, une oeuvre qu'il entend (qu'il doit) mener à bien. Fut ce au détriment de sa famille.

C'est un homme taciturne mais de sang chaud. Donc très extrême dans ses réactions. Il a des avis très précis sur tout un tas de sujets et il est or de question qu'il s'en dévie.
D'autre part, il est, de son propre aveu, d'une mauvaise foi surprenante et a énormément de mal à s'excuser ou à avouer qu'il a eu tort.

Il est issu d'une famille très nombreuse et même si aimante, très "taiseuse" comme on dit par chez nous. On tait ses douleurs, ses peines et même ses joies.
Il lui est donc compliqué de vivre avec une femme qui aime discuter, analyser et communiquer.
De plus, j'ai un passé très lourd du point de vue familial et lui peu habitué aux difficultés, a du mal à le comprendre ou à m'aider à le surmonter.

J'ai de mon coté beaucoup de mal à demander de l'aide et lui de son coté, beaucoup de mal à en offrir, ce qui résulte des solitudes extrêmes dans un couple où on est censés être deux.

Je ne voudrais pour rien au monde qu'on en dise du mal parce qu'on l'a mal perçu au premier abord en ours mal leché ou parce qu'on ne le connait pas. C'est quelqu'un de juste et loyal, qui fait je pense tout ce qu'il peut, mais mal ou trop tard.
Communiquer il ne sait faire, consoler ça le gêne, trouver des vraies solutions, c'est compliqué.

C'est un papa aimant, comme je n'en ai jamais connu. Présent également à sa façon. Il fait des tonnes d'efforts pour les mener là où les parents se doivent d'emmener leurs enfants, mais je pense sincèrement, sans me lancer des fleurs, que si j'étais pas là, la plupart du temps pour arrondir les angles, on passerait notre vie à aller au clash avec les petits, surtout avec mon aîné.
Quand il rentre d'une journée particulièrement dure, il leur parle comme à ses ouvriers, de façon brutale et directive, contre quoi, évidemment les enfants se rebiffent.

C'est un homme que je respecte profondément, même si, malgré lui?, il ne parvient toujours pas à me combler. Mais je l'admire et limite l'envie, de traverser la vie avec autant de facilité.

Voilà pour le portrait, sans vitriol parce qu'il ne le mérite pas, de celui qui m'accompagne.

jeudi 22 février 2007

Comme mon ombre

Elle doit me poursuivre et me coller depuis aussi longtemps que la cigarette je crois.
Elle n'est pas odorante ni visible mais toute aussi nocive.
La culpabilité.
J'ai pourtant acquis avec les années une certaine confiance en moi, je ne doute plus de la même façon, ou du moins plus sur les mêmes sujets. Mais certains restent.
C'est le constat effarant que j'ai encore fait le week end passé.
Repas familal chez nous, ici à la maison.
Convives: mes parents et mon frère. Si vous avez suivi un peu ce blog, vous savez quelles relations ambigues et douloureuses je peux entretenir avec l'entiéreté de mes invités ce jour là.
Néanmoins, j'essaye de préserver les apparences et je sais que mes parents ont énormément besoin de ces moments s'apparentant à la normalité pour tenir.
Fin du repas, alors que je m'active au salon pour ranger un peu ce que les enfants avaient fait comme bazar, et aussi comme d'habitude et en toute discrétion, m'échapper de l'ambiance pesante que j'ai du mal à supporter, mon frère me rejoint.
Avec, comme toujours, la même phrase. "j'aurais besoin d'un coup de main"
Comme ce n'est ni la première fois, ni la dernière, ni le moment, ni même le bon mois, je lui dis "non"
Et alors que j'aurais pu me contenter de lui dire simplement non, je ne peux pas ou que je ne veux pas, je me mêle d'argumenter. Pourquoi me direz vous? j'ai pas à me justifier.
Bah si j'en ai besoin et je crois que le mois ne m'a pas encore apporté mon soul de conflits car non seulement j'argumente mais en plus j'étale largement le pourquoi du "non"
Evidemment, le sujet de mes parents revient sur le tapis. Le fait qu'il les saigne à blanc tous les mois, eux qui ont à peine de quoi subsister. Le fait qu'indirectement c'est moi et ma famille qu'il saigne aussi financièrement, puisque tous les mois une partie de mon salaire est versée sur le compte de mes parents pour les aider.
Le fait qu'il a une vie faite d'emmerdes grosses comme des maisons, dans lesquelles meme avec la meilleure volonté du monde, vous ne sauriez vous fourrer.
Qu'il a l'art de les bouffer à petits feux et qu'il les fera crever.
Bref j'y vais à fond, ça me sort sans meme que j'ai à bouger des lèvres. Tout ce que mon coeur renferme depuis des années, sort comme dans un torrent de paroles que je ne peux arrêter.
Et lui royal, très calme me dit qu'il n'en peut rien, qu'il est malade, que la vie est dure pour lui aussi, que mes parents ont le devoir de l'aider puisqu'il n'est mentalement pas apte à se gérer seul.
Qu'il comprend que je sois revoltée, mais que c'est parce que je me sens coupable de ne pas réussir à les sortir de là, que je réagis comme ça. Et il a pas tort, mais ça me révolte d'autant plus que c'est comme ne pas entendre ce que je lui reproche mais bien retourner ça contre moi.
Je m'énerve devant sa suffisance, je me jure de ne pas me laisser avoir, je sais qu'il est malade mais je suis convaincue qu'il est beaucoup trop facile de se réfugier derrière tout ça pour disculper tous ses mauvais choix.
La conversation dure et dure. Ma mère vient aux nouvelles, bientot suivie de mon père.
Et là, elle me tombe dessus. La culpabilité.
Je vois dans les yeux de ma mère tellement de peine, tellement de chagrin que je craque.
Et je pleure tout en lui disant que c'est pas normal ce qu'il leur fait subir, que je sais que c'est dur pour lui mais qu'il doit mettre de l'ordre dans sa vie sinon il va me les faire crever.
Et ma mère, ma pauvre mère, hoche la tête et murmure: "mais ça va aller tu verras"
Et je culpabilise encore et encore.
De ne pas pouvoir les assumer entièrement, ne pas pouvoir les envoyer en vacances et les abriter de tout soucis. Je culpabilise même d'être désagréable avec lui et de par là meme, lui infliger du chagrin.
Et j'ai mon autre moi, celui qui est fort et désinvolte qui dit:" mais enfin après tout ce qu'il a fait, tu continues à te laisser amadouer"! et mon moi, le vrai et le seul dit: "bah oui, mais que faire, je me sens si coupable"
Et Dieu que je déteste ce moi là.

Des vertes et des pas mûres

Alors que le printemps est quasi à nos portes en ce mois de février, faisant rougir nos vergers bien en avance, voilà que ces quinze derniers jours j'en ai vu des vertes et des pas mûres.
Y a des jours ou des semaines comme ça où on a l'impression que tout s'écroule et qu'on ne saura pas s'en remettre, à tort évidemment (et heureusement).
Petite histoire: vous portez un amour sans bornes à votre belle-mère. Vous seriez prête à vous couper un bras pour lui faire plaisir. Arrive son anniversaire, vous avez des idées plein la tête pour une fête réussie avec toute sa famille. Vous vous démenez, faites des recherches sur ce qu'il serait possible de faire, vous vous faites toute une joie à l'idée de ce que ça va donner.
Comme vous n'êtes que la belle fille et qu'il y a 4 enfants, vous soumettez bien entendu le projet.
Votre belle-soeur vous dit que c'est pas faisable pour toutes sortes de raisons (pas à tort d'ailleurs) et que ça va être trop compliqué.
Bon bah tant pis, un peu dépitée vous laissez tomber l'affaire et vous vous dites que vous concrétiserez le dit projet dans quelques mois quand on fera un anniversaire commun avec votre beau-père.
Quelques jours avant l'anniversaire, vous apprenez par grand hasard que vous êtes conviée à une petite sauterie qui aura à peu de choses près le même déroulement que celui que vous aviez proposé...
Comme vous n'êtes pas non plus du genre à vous imposer, vous ne dites rien, participez à la petite fête (fort bien organisée d'ailleurs) et fermez votre clapet...
Début février voit approcher la date du fameux anniversaire belle-mère/beau-père.
Forte de votre expérience passée, vous ne ditez rien et attendez que les autres proposent quelque chose pour une quelconque organisation.
Vous recevez alors un mail (commun à tous les invités) demandant instamment que l'on bloque une date pour fin février, car il se déroule alors une méga teuf, avec animations soirées etc.
Il se trouve que vous n'avez été avertie de rien, qu'à cette date là vous avez un repas prévu de depuis longtemps et que votre mari non plus n'a pas été averti, or c'est un des 4 enfants...
A la réflexion, le sang chaud déjà écoulé, je laisserais tomber, ça me ferait de la peine mais je n'approfondirais pas spécialement le sujet.
Or il se trouve que le jour où j'ai reçu le mail, faisait suite à une soirée de discussion peu amène avec mon conjoint pour toutes sortes de problèmes communs, et que la semaine avait été particulièrement difficile point de vue familial avec mes parents donc j'ai explosé...
C'est étonnant avec quelle puissance la déflagration a eu lieu.
Une colère immense teintée de déception m'a envahie comme quand j'étais enfant et que je trouvais un comportement particulièrement injuste.
Le chagrin m'a submergée par vagues me laissant complètement anéantie, alors que là en l'écrivant je trouve ça totalement disproportionné.
Pendant deux jours j'ai eu l'impression de pleurer un deuil vieux de 30 ans.
Probablement même, tous les deuils que j'avais peu pleuré.
Je suis quelqu'un d'un naturel calme. J'ai une voix suave et posée, un ton uniforme qui apaise (on me l'a dit très souvent) mais là je crois que j'étais pas loin de partir dans les ultra-sons.

Je connais l'élément déclencheur et évidemment je comprends le mal fait, mais je ne m'étais pas rendue compte que j'avais été brasser des choses profondément enfouies.
Bref il m'a fallu deux jours pour m'en remettre, j'ai eu beaucoup de mal et j'en garde une vraie peine car le sujet me tennait particulièrement à coeur.
Mais j'ai eu des excuses sincères de mes belles-soeurs, toutes désolées de ce qu'elles avaient fait (sans mauvaise intention réelle j'en suis convaincue), une remise en question totale de l'organisation de la dite fête et une sereineté presque retrouvée.
Finalement pêter un câble ça fait un bien fou!

Evidemment, on ne va pas se plaindre non plus mais du coup (et c'est bien fait) je me retrouve avec un discours à pondre et pour lequel je suis incapable d'aligner deux mots, une organisation de ouf à préparer et des tonnes de nourriture à cuisiner...

Je pourrais dire que ça m'apprendra à la fermer mais ça m'a fait tellement de bien, que je ne regrette rien.

(voilà en partie le pourquoi de mon absence ici, que certains - j'espère - auront remarquée)

lundi 12 février 2007

Tout était normal

Certes le peu d'heures de sommeil du week end me donnaient un teint enfarinné du plus bel effet mais étant en congé, je ne m'attardais pas trop devant le miroir pour constater les ravages.
Certes la nuit avait été courte, car ne voulant faire mentir la météo, le vent et la pluie avaient tambouriné toute la nuit contre les vitres de la chambre de mon Mignon, entraînant ainsi son réveil dix fois en deux heures.
Certes dormir avec un petit loup de presque deux ans et demi, aussi remuant la nuit que le jour, n'est pas de tout repos et encore je parle pas des coups de coude ou autres pieds en travers du nez.
Mais pourtant tout était plus ou moins "under control".
Et pourtant, alors qu'emmitoufflés dans des manteaux, écharpes et autres bonnets, nous nous apprêtions à partir, le hic se posa...
La porte était fermée à clé, la clé était dans la voiture, la voiture devant chez nous dans la rue et la rue, rendue inaccessible par le fait même de la porte fermée. Boucle bouclée.
Les jokers étant assez restreints, genre clé de rechange, je ne pus faire appel au public, composé souvenez vous de 2 enfants dont un ravi de l'aubaine, imaginant déjà rester à la maison toute la journée et le deuxième profitant de la confusion générale pour retirer ses chaussures et manteau, que j'avais mis un temps fou à lui enfiler...
Je ne pus pas non plus user du 50/50, n'ayant pas Jean-Pierre Foucault sous la main.
Il me restait alors l'appel à un ami...
"oui chéri bonjour c'est moi, ça va bien?"
"oui ça va, et toi la forme? chançarde t'es en congé"
"euh oui, dis j'ai un léger soucis..mes clés sont dans la voiture"
"oui et alors?"
"bah disons que si je veux récupérer les clés faut que je sorte de chez nous"
"........"
"oui c'est ça, t'as compris le problème"
"bon ok, j'arrive"
Et voilà comment une émission de télé a sauvé ce matin mon fils d'une absence à l'école (bien malgré lui, disons le) et comment j'ai évité de me taper le chemin aller retour, me permettant ainsi d'éviter force vents et pluies.
Je m'en tire pas trop mal finalement :o)

samedi 10 février 2007

Comme de bien vécu

J'entretiens avec mes enfants des rapports de camaraderie, j'adore rire avec eux et les faire rire de mes âneries. Probablement car ce sont les seuls à rire de mes blagues, ils constituent mon public preféré. (faut dire que parfois je peux rire de blagues à deux sous voire moins, au grand désespoir de l'assistance)
Mais parfois je m'amuse à rire d'eux..non pas méchamment mais parce que je dois être un brin cruelle.

Quelques exemples (qui font quasi encore mouche à chaque fois)

- Maman, y a X qui m'ennuye! - C'est rien chéri, pour sa peine il dormira pieds nus ce soir! (l'enfant repart ravi que la maman ait trouvé une punition à la hauteur du méfait - pour ensuite revenir avec un petit sourire disant: mince je me suis encore fait avoir)

- Mama? Mamaaaa?? (pour la 32ème fois en 5 minutes)
Ouiiii petit coeur?
Moi veu joué, avé machine é tateur, é dadé Bob ponge carré, et joué plaicine, et allé dan bain et touné manège etc etc
(en gros il veut que je vienne assister à toutes sortes d'activités ludiques: jouer avec ses machines et ses tracteurs (il est passionné), aller regarder Bob l'éponge Carrée (si au sein de votre foyer vous y avez échappé à ce dessin animé là, faites une Neuvaine à Sainte Claire pour la remercier), ensuite dans la seconde qui suit il aimerait jouer avec la plasticine et en même temps aller dans le bain pis aller faire un tour de "tournez manège" càd s'assoir dans un siège made in Ikea qui est dans sa chambre et tourner à toute berzingue en riant comme un fou)
Bref il veut que je m'occupe de lui...
Moi étant en train de lire/révâsser/faire la cuisine/repasser/blogger, je n'ai que moyennement envie de tout quitter alors je lui dis:
"écoute chéri va voir si maman est au salon et demande lui de jouer avec toi"
Alors il part en trotinnant, arrive au salon, m'apelle, cherche derrière les portes et pis revient le front soucieux en me disant: A pas touvé!!?
(j'ai gagné 5 minutes, j'ai bien ri mais après je dois quand même m'y coller)

- Maman, je ne sais pas ce qui se passe, j'avais posé ma Game Boy là sur la table et elle a disparu!
Normal chéri, je l'ai vu partir à vélo y a une demie-heure.

- Maman, mais pourquoi c'est toujours moi qui dois aller mettre mon linge au linge sale, papa il le laisse bien traîner lui (pas faux)
oui chéri je sais, mais c'est toujours sur les plus petits qu'on sprotche

- Maman, qu'est qu'on mange??
euh chéri on est dimanche là, tu sais bien que le dimanche tu manges pas!

- Mon aîné est un éternel distrait, il n'écoute pas ce qu'on lui dit, il entend mais il imprime pas. C'est mignon un temps, mais après au quotidien c'est franchement lourd.

"Chéri tu montes te brosser les dents, mettre ton pyjama, ton linge sale va dans la salle de bains, tu te couches déjà et tu attends que je vienne te faire le bisou"
l'enfant devant la télé me dit : mouiii ...
je coupe la télé et lui demande: je viens de dire quoi?
euh euh (bredouillant) que je dois aller faire mes devoirs???

"Maman Maman elle se trouve où ma housse?"
(mon aîné avait pour doudou étant petit, deux coussins, oui certains ont des nounours, d'autres des peluches, moi je me coltinais deux coussins taille 40 cm - avec les années, un des coussins a subi un malheureux accident de machine à laver et s'est complètement dechiré perdant tout son intérieur, il ne restait donc que son jumeau qui au fil des ans est devenu un morceau de tissu que l'on apelle communément housse - qui disparaît tous les jours (jamais définitivement hélas) et qu'il faut chercher par tout temps)
"cherche dans les endroits habituels: ta chambre, salle de jeux, enfoui dans un fauteuil, sur la poubelle de la toilette (...), sur les escaliers etc
Les recherches se poursuivent et pas de trace de l'immonde tissu...
Le soir pendant la préparation du repas, en ouvrant le frigo je vous laisse deviner ce que j'ai trouvé dedans...

Je possède pas moins de 12 bonnets pour mon fils aîné, 7 boîtes à tartines, 4 manteaux d'hiver, 3 maillots de bain et bonnets de piscine et autant d'équipements de gym..
Car comme il ne prête aucune attention ni à ses affaires ni à ce que je lui dis, et que ceux/celles qui sont chargés de le récupérer à l'école pendant que je bosse, sont faits dans le même moule, je me retrouve souvent sans les accessoires sus nommés...
Quelle n'est pas ma joie de récupérer fin de semaine, 3 boîtes à tartines oubliées à l'école avec du pain mutant capable de parcourir de lui même un 100 mètres, ou un sac de piscine avec des affaires totalement moisies...
je vous jure parfois je suis pas aidée ...

Toujours dans les étourderies de mon fils...
A l'heure des devoirs, il doit être le seul enfant à ne jamais ramener le bon cahier...
Il a, heureusement pour lui, hérité de son papa, car il traverse allègrement les années, sans ramener les bonnes feuilles à étudier, les bons devoirs à faire et encore moins la liste de matière à étudier pour les examens.
Je suis d'ailleurs une grande habituée des coups de fils aux autres mamans pour demander ce qu'il faut faire pour le lendemain.

Au délà du fait d'être étourdi, il papote, raconte, explique avec force gestes et paroles, tout ce qui lui passe par la tête pendant les cours...
En première année primaire, un jour en discutant avec lui j'apprends que toutes les semaines, tout le monde change de place dans la classe et je m'aperçois alors qu'il est le seul à ne jamais bouger. Je demande alors un jour à l'institutrice le pourquoi de la chose.
Elle me dit alors qu'elle aime avoir mon fils sous ses yeux, donc le banc juste devant elle, et faire ainsi pivoter toutes les semaines la classe entière, pour trouver enfin un petit camarade avec qui mon fils ne papoterait pas de sa vie toute entière.
En gros, toutes les semaines il avait un nouveau compagnon à ses cotés, mais comme le résultat n'était jamais satisfaisant, la semaine d'après elle changeait...

Je m'étonnais aussi du fait que ses crayons de couleur se réduisaient en taille comme peau de chagrin m'obligeant à les renouveller sans cesse. Là aussi la brave institutrice m'expliqua, que étant en première année, ils avaient le devoir de rester assis, contrairement à la maternelle où ils pouvaient se lever et aller plus ou moins à leur guise dans la classe.
Mon aîné avait alors trouvé comme prétexte de se lever pour aller tailler ses crayons, et ce 6 à 7 fois par jour...d'où le budget qu'il fallait allouer aux crayons....
(cette institutrice était une sainte femme, moi je vous le dis - comme d'ailleurs toutes les institutrices je pense)

Je me rends compte que je pourrais en parler des heures mais blogueuse n'étant pas un métier, j'ai des dossiers qui m'attendent, je vais donc en écrire juste une petite dernière

Mon Mignon (deux ans et demi bientôt) adore tout ce qui est nourriture que l'on peut malaxer, huile que l'on peut renverser, expériences douteuses sur le régime strict des lecteurs vidéo à base de tartines de nutella etc

Récemment (hier soir) pendant que je débarassais la table, que leur papa travaillait à la cave et que je les pensait en sécurité à l'étage en train de jouer aux playmobils (et croyant, innoncente que je suis, que l'aîné jettait un oeil sur le plus jeune), j'ai d'abord entendu :
"ouahhh qu'est ce que t'as fait!!!???"
"attends, bouge pas, on va nettoyer"
"ahhh maman va nous tuer"
"non bouge pas, euh...maman???mamannnnnnnnnn?" euh viens vite s'il te plaît"
je monte quatre à quatre, la peur au ventre...
j'arrive et je vois mon plus jeune un flacon de Zwitsal huile pour le corps de bébé en main, luisant comme une boule à facettes seventies, dégoulinant d'huile bien grasse sur laquelle étaient collés des carrés de ouate à démaquiller

le tout, le sourire aux lèvres évidemment...