dimanche 28 janvier 2007

Projets

Pour un intérieur bien rangé, attelez vous à mettre de l'ordre dans votre extérieur.
Quand j'ai la tête un peu embrouillée, il me faut compartimenter, nettoyer, ranger, confectionner mon chez moi, ça me rassure.
Cette semaine a été un reflet parfait de cet état d'esprit.
Je me suis mise en tête de revoir l'emplacement, la déco et l'arrangement de chaque pièce de la maison.
Alors je feuillete les catalogues, je cherche des idées, je bouge des meubles, je fais des essais, bref je m'occupe les idées.
Première cible, la chambre de fils aîné. Je voulais changer la déco ou du moins l'accentuer car rien n'était vraiment établi, à part des chouettes couleurs au mur.
Première étape, aller chez les fous de suédois, acheter des petits meubles pour ranger tout un tas de bricoles qu'un enfant affectionne, des décos rigolotes pour les murs et une nouvelle housse de couette aux tons chauds.
J'y ai mis des heures entières, frottant, rangeant, astiquant mais le résultat est là: au délà d'une belle chambre dans laquelle il se sent bien, je me suis couchée tous les soirs ereintée mais d'une vraie fatigue, de celle qui permet à mon corps de lâcher prise la tête à peine sur l'oreiller sans avoir d'idées noires.
De plus, la sensation d'avoir fait des choses par moi-même et fière du résultat.
Je suis sans cesse admirative de ces blogs créatifs où les mamans passent des heures à confectionner des habits, des plaids, des broderies, de la déco maison...moi qui suis bien maladroite de mes deux mains gauches, je me trouve bien en émoi quand je réussis à donner belle allure à des objets ou des pièces, sans avoir eu recours à des professionnels.
Et vous comment vous occupez vous l'esprit quand votre intérieur tourne en rond (ou pas rond)?

mardi 23 janvier 2007

Nouvelles technologies

A l'ère où on s'envoie un sms pour souhaiter ses voeux, qu'on envoie un email à son collègue de bureau 2 mètres plus loin, j'avais commencé à étudier l'hypothèse d'acheter un portable pour mon fils aîné (9 ans depuis peu)
Alors qu'on arrivait à la conclusion avec son papa qu'il était bien trop tôt pour qu'il sache (non pas s'en servir correctement car je ne doute pas un instant qu'il aurait compris en un éclair le fonctionnement de la chose) comment gérer les coûts et l'utilisation parfois abusive d'un téléphone personnel, par un beau soir de décembre, ma belle famille décide de lui offrir en cadeau commun, un portable.
J'ai trouvé ça extrêmement gentil et je suis sincèrement contente pour lui, même si ça va un peu à l'encontre des principes d'éducation que j'avais mis en place.
On passe sur la joie, les cris, les bisous distribués à tout le monde, les sauts de cabri toute la soirée, bref ce pré ado a l'air content.
Ensuite viennent des questions un peu plus sérieuses, genre: ai je du crédit, puis je m'en servir, c'est quoi mon numéro, vite introduire des supers images dans l'appareil, qui pourrais je bien apeller etc etc
Il s'avère que ma belle maman qui avait été acheter le cadeau avait pris un modèle avec une carte prépayée de 5 euros.
Le soir même, une fois des numéros dans la mémoire de la bête, fils aîné envoye son premier message à un de ses meilleurs amis.
"coucou, c'est moi, tu vas bien?"
réponse: té ki toi?
"je suis *filsainé*, j'ai reçu un téléphone, prends mon numéro"
réponse: sé sa, je vé te kroir..
"si je te promets, c'est moi, apelle moi si tu veux"
(l'ortographe de mon fils n'a pas été changée mais avant d'envoyer ses messages il me demandait de le corriger, et n'ayant pas encore connaissance du langage sms, il utilisait encore des vrais mots existant dans des dictionnaires, ce qui je ne doute pas, risque de changer d'ici peu)
Le bref échange épistolaire de grand cru terminé, la question lui vient de combien a bien pu lui coûter la conversation. Vérification faite: 2 euros. "ouahh c'est trop cher, c'est pas possible"! Bah si chéri et ce sera encore pire depuis chez nous (pour la petite histoire je suis frontalière, et donc mes coûts téléphoniques avoisinent parfois le PIB d'un petit pays d'Afrique. Tous mes messages et appels passant toujours par le roaming international)

Le lendemain après l'école, je récupère l'enfant dûment muni de son portable, et je me rends compte qu'il a une triste mine.
Et oui il n'a plus de crédit.. il avait trouvé qu'il serait sympas d'apeller sa mamie (sur un fixe donc) avec qui il est resté longtemps au téléphone, essentiellement à lui expliquer (elle qui a 73 ans, qui perd parfois un peu la carte et pour qui l'usage du Gsm s'apparente à envoyer des fusées sur Mars), qui il était, pourquoi il l'apellait (ce qu'il ne savait pas spécialement), et que non il n'y avait aucune catastrophe majeure dans la famille qui justifiait le fait que son petit fils l'apelle.

Le lendemain, avec son argent de poche, il décide de recharger sa carte de 10 euros. Soit.
Fin de journée, je reçois un appel de ma meilleure amie. Dis donc je savais pas que *filsainé* avait un Gsm.
Bah oui, belle famille, cadeau etc. Comment l'as tu appris?
Bah il m'a appellé, j'étais dans le train (à l'étranger), beaucoup de bruit je comprennais pas tout mais voici le résumé de l'appel:
FA:Bonjour
MA:Bonjour
FA:Tu vas bien?
MA:Euh oui, qui es tu?
FA:Bah c'est moi *Filsainé*
MA: Ah!! et tu apelles pourquoi??Il est arrivé quelque chose? (oui j'ai un entourage de gens stressés...)
FA: Ah non tout va bien, mais comme j'ai reçu un gsm pour mon annif alors je t'apelle.
MA:Ah bah c'est bien, je note ton numéro comme ça.
FA/Ah oui c'est une bonne idée ça.
MA: Je suis contente que tu m'aies apellé mais vaudrait mieux que tu raccroches tu uses tous tes crédits tu sais loulou.
FA: Ah oui c'est vrai, m'enfin c'est quand meme sympas d'apeller avec son téléphone...T'est où au fait?
MA: dans le train...
FA: ah et tu vas où???
MA: je vais à ***** pour mon boulot
FA: Ah?? et c'est bien ton boulot? bla bla bla bla bla bla bla bla bla

Le soir:
Mamannnnnnnn (voix de desespoir), il ne me reste plus que 3 euros sur mon gsm :o((((

Je décide alors de le sensibiliser aux coûts mais pour ne pas le désespérer, je change sa carte prépayée en un autre fournisseur (le même que quasiment nous tous, pour économiser) et je souscris à une formule un peu spéciale.
Chéri, dorénavant, tes textos son gratuits pour peu que tu sois en **** (du bon côté de la frontière), après 16 heures ou les week ends.
Chic alors maman, je pourrais envoyer plein de textos à *** après 16 heures.
Oui mon coeur.

Le lendemain, encore: maman maman après 16 heures, je t'enverrais plein de messages au bureau, puisque c'est gratuit.
D'accord chéri.

15.30: je lui envoie moi même un message lui demandant si tout va bien, si l'école ça a été et si le petit frère est en forme.
16.01: je m'attends à recevoir un message: rien
16.20: toujours rien
16.45: rien
17.00: nada
17.15: je le récupère. Et lui demande pk il ne s'est pas servi de ses sms gratuits.

Mais maman! J'avais plein de choses à te dire et plein de messages à t'écrire mais avant 16h, après je savais plus quoi te dire, alors j'ai pas voulu gaspiller pour rien dire donc j'ai rien envoyé...

Je crois qu'il est pas encore mûr pour la communication...

samedi 20 janvier 2007

On ne fait plus l'amour

Non ceci n'est pas un titre racoleur dédié à des milliers de requêtes Google, mais bien une réalité.
Beaucoup de couples après un certain nombre d'années de vie commune, se laissent envahir par le quotidien, les enfants, la réalité de l'autre, les frustrations et en oublient de laisser la parole à leur corps car leur tête prend le dessus.
L'émoi d'un premier baiser, le frisson d'une première caresse maladroite, le palpitant des premières découvertes en corps à corps, envolé, balayé par les mots non dits, les couches à changer, les maladies des enfants, le stress d'un emploi, les malheurs de la famille et tout le reste.
Et au final, le constat que le couple ne se retrouve plus jamais sur la même longueur d'onde.
On parle des mêmes sujets, souvent on a la même opinion, on partage les mêmes lieux, les mêmes gens, les mêmes secrets, on vit à la même heure, on a reglé les aiguilles de sa pendule personnelle sur le même rythme, mais plus jamais on ne laisse le corps parler.
Le désir bestial qui vous prend le bas des reins, l'étourdissement d'une langue qui vous savoure, la fièvre d'un regard disant plus que des mots, des mains qui fourmillent de l'envie de l'autre, un corps qui ne répond plus qu'à sa propre volonté. Tout ça on l'a oublié. Pourquoi?
Parce qu'on a des attentes. On a attendu de l'autre des choses que parfois il ne nous a même pas promis, mais c'est à ça qu'on rêvait quand on était petite fille.
Parce qu'on a eu du mal, celui là même qui vous brise le coeur et vous mine au quotidien si l'autre n'a pas été présent dans la douleur, si l'autre n'a pas écouté vos coups de coeur.
Parce qu'on apprend à vivre seule en couple. Parce qu'on ne partage plus qu'un lavabo, un lit et des minots.
Parce qu'alors qu'on se veut humaine, ouverte d'esprit et pieuse, on ne pardonne pas à l'autre de vous avoir laissée seule dans vos heures creuses.
Parce que vous êtes l'épouse sur le papier, à la vie à la mort, monsieur le maire ne peut avoir tort.
Parce que ce n'est tout de même pas une fleur que l'on arrose, parce qu'il ne faut tout de même pas l'apprivoiser telle une rose.
Parce que vous avez des devoirs, une entreprise que vous ne pourriez laisser choir.
Parce qu'on ne va quand même pas écouter des heures, parler d'autre chose que de moteurs.

Et puis un jour le constat, amer, inhumain, impensable.
Vos corps ne se rencontrent plus, ils jouent à des rendez vous manqués, ils évitent l'inévitable.
Comment peut un homme fonctionner sans l'essence même de son organisme, comment dire à un ouvrier qui trime toute sa vie, que ses biens sont partis dans un séisme.
C'est impossible, pas vivable, on crie au scandale et on accuse.
On soupçonne la coupable de frigidité, elle en perd son statut de muse.
Les années ont balayé, les souvenirs de soirs d'été, où un corps enflammé, du votre avec plaisir a joué.
Vous a fait rugir, trembler et jouir. Vous a caressé avec amour, parcouru sans détour.

On oublie les conversations d'un soir, les mots dits, les coeurs noirs.
On oublie qu'on était absent, de corps et d'esprit pendant des ans.
Il faut une solution et vite, le quotidien vous mine, il vous faut un coït.
La vie de couple est ainsi faite, que les corps ne cheminent plus ensemble, restent en hosmose les têtes.
Et les souvenirs, et les enfants et tout ce qu'on a bâti.
Malgré qu'on aimerait désespérement, s'aimer à nouveau sans ressentis.

jeudi 11 janvier 2007

Les rêves sont en nous

On a chacun nos envies secrètes, nos espoirs.
Sur le plan personnel, financier, sportif, professionnel, loisirs ou d'autres.
Moi parmi une bonne dizaine, j'aimerais écrire. Je le fais déjà un peu ici à ma manière, mais j'avoue que de trouver l'inspiration pour raconter les aventures d'un certain petit sorcier à lunettes rondes me tenterait assez (et devenir millionnaire et reconnue de tous aussi, cela va de soi).
Une idée me trotte dans la tête depuis quelques temps; elle n'a rien à voir avec la célébrité ou la gloire et encore moins avec celui dontonnedoitpasprononcerlenom, mais elle me souffle partage et complicité. Evidemment je ne sais si elle est réalisable.Voilà pourquoi j'aimerais votre avis.
Il existait un jeu quand on était petits qui consistait à piocher des mots dans un chapeau et chacun devait inventer une mini-histoire contenant ces mots là.
Moi je me disais que si on tentait ensemble d'écrire comme une sorte de nouvelle ça pourrait être sympas.
Il y en a un qui commence et il attend que quelqu'un se propose pour la suite (publiée sur blog avec lien vers chapitre précedent), et le suivant écrit le troisième chapitre et ainsi de suite.
Le tout se doit d'être cohérent évidemment pour qu'on ait envie de le lire malgré qu'il y aura (et c'est bien là l'intérêt de la chose) divers styles d'écriture.
Je ne sais si je m'exprime clairement...
Qu'en pensez vous? Est ce surréaliste de penser que l'on peut se rapprocher les uns des autres par l'écriture? Est-ce que c'est un concept qui existe déjà ailleurs?
Bref tous vos commentaires sont les bienvenus. J'attends vos idées.
J'oubliais!Ceux ou celles n'ayant pas de blog mais étant lecteurs et tentés par l'aventure pourraient bien évidemment participer envoyant à l'un d'entre nous leurs textes qui seraient aussi publiés.

mardi 9 janvier 2007

Celle qui m'accompagne

Si je devais compter depuis combien d’années je lui jure fidélité
Si je devais calculer les voyages que j’ai consumés sans ambages
Si je devais faire une ode à mes poumons, leur crier des félicitations
Si je devais faire ici un repentir, de tout mon monde ensevelir
Sous une âcre fumée noire, aux allures de crématoire…

Même ainsi…

Je ne pourrais l’incriminer, la blâmer ou accuser
J’aime son goût et même sa réputation de voyou
Son odeur et même son prix de voleur
Sa présence même si elle a causé bien des absences
Sa fidélité même si elle est pas bonne à marier

Elle accompagne mes jours et je m’en languis la nuit
Elle calme mes nerfs toujours et m’épaule sans bruit

Certains me lâchent sans discours, parfois même sans un regard
Elle s’ancre alors à mes poumons lourds, me bichonne comme une sorcière sans fard
La vie me confronte plus qu’à son tour à la grande décideuse
Elle sort ses plus beaux atours de manière insidieuse

Elle a sa place partout chez moi, je ne lui refuse aucun de mes émois
Elle ne m’octroie que le sommeil, mais parfois de remords avec elle je veille
Elle a traversé toutes les crises, contrairement à d’autres, sans couardise
Elle a même vaincu haut la main, mes tentatives de divorce sans lendemain

Et pourtant c’est bien elle que j’aimerais quitter
De son odeur me désimprégner
Ne plus sentir sur mes épaules le poids
D’une vie courte alors que j’avais le choix

Ce texte m’a été inspiré par une certaine initiative

samedi 6 janvier 2007

Faisons le point

Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont envoyé des e-mails en chaîne pendant toute l'année passée car grâce à votre bonté:

1-J'ai lu 170 fois que MSN Hotmail allait supprimer mon compte
2 -J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis morte 67 fois à cause de toutes les chaînes que je n'ai pas renvoyées!
3-Quand je sors d'IKEA, je ne regarde personne, car j'ai peur qu'on m'emmène dans un hôtel, qu'on me drogue, pour après m'enlever un rein afin de le revendre au marché noir
4- J'ai versé toutes mes économies sur le compte d'Amy BRUCE, une pauvre petite fille qui a été malade à l'hôpital plus de 7 000 fois.
5-Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées pour le concert des Rolling stones que j'avais gagnées
6-J'ai inscrit mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai peut-être sauvé une espèce menacée d'écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale .
7-Je connais enfin la recette pour ne plus être seule en amour: il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le luc en se tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une Renault 4L
8-J'ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du DALAI LAMA et j'ai accumulé du bonheur pour au moins les 4690 prochaines années
9 -Sans oublier les 50 fois où j'ai dû scruter mon écran nuit et jour pour détecter le fameux message qui contenait ce virus que même Microsoft, Mac affee, Norton Symantec etc. étaient incapables d'éradiquer....et qui, non content de bousiller le disque dur, risquait de flinguer la chaîne stéréo, la télé, la cafetière et même le sani broyeur !!!!!!
IMPORTANT: si vous n'envoyez pas ce texte par mail dans les prochaines 10 secondes à au moins 8500 personnes, un dinosaure venu de l'espace viendra bouffer toute votre famille demain à 17h30 !

Enfin malgré tout ça, essayez quand même de passer une belle année :-)

Tic Tac

Alors que certaines nous incitent à raconter nos soirées (http://lajeunebergere.blogspot.com/2007/01/se-coucher.html), je vais ici vous raconter mes levers.

Ayant la chance de ne "prester" que 4 jours semaine, mon jour de congé je me la joue relax, je lève les enfants dans la bonne humeur, je prends mon temps, j'embarque le plus petit en pyjama, et moi même je m'affuble d'un simili de tenue, la première qui me tombe sous la main (dépareillée il va de soi) et je conduis mon ainé à l'école.
Arrivée sur les lieux, un brin de bienséance me rapelle ma tenue et j'évite soigneusement de quitter mon véhicule de peur d'heurter des âmes sensibles à la vue de mes cheveux hirsutes, de mon vieux jogging avec des traces d'eau de javel et les quelques traces de mascara de ci de là que j'aurais par mégarde laissées traîner sur mon faciès.

Par contre les jours où je bosse (4 autres jours donc), le scénario est tout à fait différent.
La veille, dans une délicieuse béatitude qui n'atteint que ceux qui ont bossé péniblement toute leur journée et viennent de parvenir à mettre au lit deux enfants surexcités, je savoure le calme revenu, confortablement installée dans mon fauteuil, un bon bouquin à la main. (Variante: xième épisode de DesperateHousewives ou tournée des grands ducs de la blogosphère).

Subitement, il apparaît essentiel de terminer les 17 chapitres du livre sans quoi je ne saurais jamais de quelle façon Morton a identifié le tueur juste en ayant humé l'odeur de ses chaussettes sales ou alors il me semble impossible d'aller me coucher tant que je n'aurais pas visionné l'intégralité de la saison 2, sinon comment deviner qui est le père de Zack??

Quelques heures plus tard, les yeux rougis de sommeil mais la conscience apaisée par le travail accompli, je monte me coucher.
Je m'étends aux cotés de l'Homme qui dans les bras de Morphée git depuis bien longtemps, je mène un combat inégal pour récupérer mon dû en matière de couvertures, je feins d'ignorer l'orchestre philarmonique désaccordé qui s'échappe de ses narines, et finalement je m'endors, quand soudain....
un bruit strident!

J'ouvre un oeil péniblement, je tente de réveiller mon ouïe pour qu'elle identifie le vacarm et là je capte, c'est mon réveil.
Un éclair plus tard et j'aperçois les chiffres lumineux, 7.37h.
Je rameute à toute vitesse mon esprit, mon cerveau et mes idées partis se faire la malle dans le duvet de mon oreiller et je bondis du lit.
Mon réveil étant programmé pour 6.39h, un constat s'impose, je suis en retard.
Je descends quatre à quatre les escaliers et étant donné que j'habite pas un château, je fais deux bonds et j'atterris dans la cuisine.
Oui quand j'atteins un certain degré de stress, je peux me convaincre très fort d'avoir des pouvoirs magiques, c'est mon droit.
La béatitude régnant la veille m'ayant dépourvue de toute pensée logique, j'ai évidemment omis de préparer les sacs, les petits déj ou les habits.

Premier impératif: café. J'ai passé 24 annés de ma vie sans y goûter mais depuis, je ne donne pas cher de la peau de celui qui me le refuserait le matin.
J'appuye sur le bouton de la Senseo pour qu'elle préchauffe, je cours à l'arrière cuisine jetter des gâteaux, petits jus, conserves de légumes, raviolis en boîte, bref tout ce qui me tombe sous la main, dans le sac de mon aîné pour ses récréations...
Je reviens en pestant contre la cafetière qui n'a toujours pas daigné préchauffer, je prépare vite fait des tartines pour le midi de l'enfant, je branche la prise de la cafetière (....), je cherche le sac de piscine et celui de gym, je fouille mon attaché case à la recherche du dossier de ma réunion du matin, je fais couler mon café, je respire, je nettoye l'eau brunâtre qui coule sur le plan de travail (bah oui ni café ni tasse, ça a beau être une Senseo hein...), je prépare les bibis et autres petits déjeuners et je monte.
Chambre de l'aîné, bonjour mon coeur d'amour, lève toi vite, habille toi on pars. Interrogation dans regard ensommeillé et puis: on est encore en retard??! Euh oui...Viiiiite.
Chambre de mon mignon: bonjou maman a va? oui ça va mon petit coeur, vite bois ton bibi, on va vite t'habiller
je cours à la salle de bains brossage de trois canines (le reste se fera la toilette ce soir), ablutions rapides, choisissage d'habits, enfilage, jurage car rien ne sied avec rien, maquillage
Retour chambre, je prends l'enfant, je l'emmène à la salle de bains, je le pose sur la table à langer, je lui change la couche, je l'habille...euh j'ai pas encore ses habits, je le repose par terre, je cours à la chambre, je chope le premier pantalon/pull qui passait par là je reviens, j'habille l'enfant, euh.. plus d'enfant! Je cherche dans ma chambre, je l'apelle, je fouille du regard sa chambre, la salle de jeux, mais où est il bon sang! allez c'est pas marrant, viens vite loulou! finalement je le retrouve enfoui dans le lit de son frère riant de belle.
Je l'atrappe, je croise mon aîné qui en bon petit mec se gratte l'entrejambe et me demande: dis maman, c'est quoi le plus fort, le feu ou l'électricité? parce que j'ai un pokemon électrique qui.... il n'achève pas sa phrase ayant croisé deux secondes mon regard....disant en message codé un truc du genre: si tu t'habilles pas plus vite que ton ombre je te réduis moi-même à l'état de pokemon!
Je lutte avec le petiot qui a décidé qu'il avait aucun impératif ce matin à part aller faire des bêtises chez mamie donc aucune raison de se presser pour s'habiller.
Je lui enfile le pantalon, il le retire, je remets le pantalon, je lace une chaussure, j'attrape au vol la deuxième qu'il a lancée dans un rire, je lui met une manche, il retire l'autre chaussure, bref il s'éclate cet enfant.
Je finis finalement par avoir gain de cause non pas parce qu'il a enfin bien voulu entendre raison mais tout simplement parce que du haut de ses deux ans et demi, il n'a aucune chance contre moi quand je lui fais la prise du chat et que je le ceinture dans mes bras.
Je rameute les troupes, enfilage de vestes bonnets re chaussures pour le petit (il me cherche...) et zou tout le monde dans la voiture.
Ayant visiblement été assez gentille avec je ne sais quelle instance supérieure, ma voiture n'est pas gelée et je peux donc démarrer sur les chapeaux de roues.
Tout en évitant petites vieilles, enfants sur le départ à l'école et chiens errants (oui il y a toujours un chien qui décide de traverser la route les jours où vous êtes en retard) je fouille mes poches à la recherche de la dictée de l'aîné, je la lui fais réciter, je jette un oeil à ma montre et fais de savants calculs pour décider à quelle vitesse je dois rouler pour parcourir vingt kilomètres en moins de 2 minutes.
Je roule d'une main, je rends le doudou au petiot qui l'a lancé à terre de mon autre main, avec ma troisième main j'affine mon maquillage, avec la quatrième je règle la radio pour entendre les infos avec tout leur lot de misères et enfin avec la cinquième je fais signe à la dame qui me souris au bord de la route, sans doute à la vue de mignon qui lui fait des petits signes du bout de ses orteils, oui il n'a plus ni chaussures ni chaussettes....
Avec plus de 17 minutes de retard je m'arrête dans un crissement de pneus devant l'école, je dépose le premier, le deuxième je le lance dans les bras de l'heureuse grand mère, j'avionne pour parcourir les derniers kilomètres me séparant de mon bureau, j'y arrive entière et sauve, j'ouvre les portes, alarmes, coffres, radios, lampes, dossiers, j'accueille le premier client, j'enregistre le premier sinistre, je passe mes premiers coups de fils et je me rends à ma réunion et enfin je m'assieds.
Si vous aussi vous avez des pouvoirs magiques, partagez les.

Morale de l'histoire: finalement le bureau c'est le pied!

mardi 2 janvier 2007

De l'art de dire

Quand j'ai commencé ce blog, j'ai d'emblée signalé mes envies, l'essentiel que je réservais à mes récits. Une sorte de journal intime qui me libérerait de quelques ressentis profonds qui me minaient.
Au fur et à mesure des billets, force m'est de constater que la ligne éditoriale choisie (expression piquée là: http://penseesderonde.canalblog.com/) n'était résolumment pas celle que la plupart des lecteurs attendait.
A savoir que si je couche ici mon parcours de vie, mes pensées sans complaisance et aussi les drames les plus profonds qui ont pu me secouer, ça ne rencontre que très rarement ce que des gens ont envie de lire.
Ce qui est assez marrant c'est que finalement c'est exactement la même chose que dans la vraie vie. Quand des personnes étendent leurs malheurs quels qu'ils soient, les interlocuteurs se sentent mal à l'aise car ils ne savent quelle réaction avoir afin de ne pas les blesser et aussi par l'indeféctible sensation que quoi qu'ils disent, ce sera vain car devant de tels drames ou chagrins on ne sait quoi répliquer.
Ce constat m'est venu devant le peu de visites ou de commentaires laissés.
J'ai donc décidé d'alléger le contenu de mon site de façon discrète afin de ne pas me voir classer éternellement dans la catégorie des cas desespérés qui feraient pleurer dans les chaumières.
Si je ne peux changer ma vie, du moins mon passé et mon vécu, je peux en tout cas essayer d'alléger mon présent et mon futur et par là même mes écrits.
Vous rendant j'espère la lecture plus agréable.
Une question s'est rapidement imposée dans mon esprit: n'est tu pas en train de faire exactement le contraire de ce que tu voulais au départ, à savoir un coin à toi où tu pourrais te libérer sans contrainte, sans avoir à rendre de comptes?
Et j'en suis arrivée à la conclusion que ce blog était bénéfique car il me permettait de narrer certaines douleurs, mais aussi car il me dictait en quelque sorte des autres directions, et que par là donc je m'ouvrais à d'autres sujets et me libérais.

Après relecture, ce post s'apparente étrangement à un bilan d'année comme d'autres pourraient le faire après 365 billets quotidiens. Je n'ai évidemment pas la longévité nécessaire à ce genre d'écueil, je le fais donc à mon échelle.
A l'aube de cette nouvelle année, je ne promettrais pas ici douze mois de blog intensif, ni des changements radicaux dans ma façon d'être mais en tout cas des billets reflétant ce que je suis et m'apprête à devenir, à savoir une jeune femme à 6 ans de la quarantaine, libre dans sa tête et de plus en plus liberée dans son esprit, et bien décidée à croquer dans la vie.

Belle année encore à vous tous.

dimanche 31 décembre 2006

Si

Si j'avais un stylo magique, je peindrais le ciel d'un bleu éclatant pour que jamais vous ne vous leviez sous des reflets gris.
S'il me restait encore assez d'encre, je m'en irais poser des soleils partout pour que le monde entier perçoive ses rayons et sente sa chaleur sur sa peau.
Si je savais coudre, je confectionnerais des couvertures par milliers pour que plus personne n'ait froid sur la planète.
Si je savais cuisiner, je mijoterais des plats dans des marmites géantes pour assouvir la faim de tous ceux que ça tenaille.
Si j'avais une baguette de petit sorcier, je ferais couler de l'eau frâiche dans les bouches de tous ceux que la soif achève.
Si mes pouvoirs me le permettaient, je déclarerais éternelle la paix et la santé pour tous les habitants de tous les comtés.
Si j'avais de longs doigts, je me ferais une joie de chatouiller tous les enfants du monde entier, pour que leurs yeux s'illuminent et pour que leurs rires résonnent.
Une fois tous mes gestes accomplis, j'essayerais de devenir meilleure, je m'efforcerais de voir le bonheur là où il est et je sourirais à la vie.

Mais comme je ne sais ni cuisiner, ni peindre, ni coudre, je m'en vais vous souhaiter une belle année 2007, avec des joies intenses, des bonheurs retrouvés et surtout la santé.

Chaîne

Puisque certains (http://rougesable.blogspot.com/ ) ont eu la gentillesse de penser à moi, je vais à mon tour livrer 5 de mes secrets classés défense.
Je ne sais si ça interèsse quelqu'un d'autre, donc je laisse libre choix à celui ou celle qui me lira de le reproduire à son tour sur son blog.
D'autant plus que mon lectorat étant euh disons assez limité, tout le monde y est déjà passé :-)

1) Lorsque j'étais jeune, il y a donc de cela une bonne paire d'années, sous le coup de l'impulsivité (et de la bêtise à n'en pas douter), j'ai volé un petit objet, un pendentif. Evidemment, je me suis fait prendre...Pendant des années, j'ai joué profil bas chaque fois que je croisais les patrons du dit lieu.
Et récemment, en allant à ma séance de sport hebdomadaire, le prof nous annonce un nouveau venu.. je vous le donne en mille, le patron... un brin défraîchi mais pas dépourvu de mémoire si j'en juge par les regards meurtriers qu'il me lance encore 20 ans après...
je pense que je vais abandonner le sport et me mettre au tricot ...

2) Je suis une adepte des listes de toutes sortes, j'en ai tous les jours plein les poches, plein mon bureau, plein mon sac à main. J'y écris tout. Souvent ça s'apparente à ça: pain, farine, escalopes de veau, aller mutuelle, repasser linge, prendre mon bain, reprendre les enfants chez les mamies.
Et oui, quand je dis tout c'est tout...Le but évidemment étant de barrer au fur et à mesure ce qui n'est plus à faire...Une façon assez facile de me dire que j'ai accompli tout ce que je devais...
ça me rassure et me permet d'oublier ce que je fais mal ou pas du tout.

3) A deux reprises dans ma vie, je me suis retrouvée avec la menace d'une plainte pour attentat à la pudeur.
La première fois des policiers m'ont surprise (pas seule évidemment) faisant l'amour dans une voiture dans les bois (et m'ont reconduite chez moi manu militari à moitié habillée... ou déshabillée c'est comme on veut), la deuxième fois des passants ont apellé les policiers car nous faisions l'amour sur un banc public (dans un lieu pas frequenté ... enfin c'est du moins ce que l'on croyait)

4) Tous les jours mon portable est en mode "silencieux".
ça me permet d'envoyer un texto à 21.57 h disant: "sorry, pas entendu ton message/coup de fil de 10.33 h, car portable sur silencieux"
Ma manière à moi de "filtrer", quand je veux me mettre en mode off.

5) Il y a des bruits qui m'insupportent. Ceux de la nourriture que l'on mâche. Même ceux qui ne sont pas exagerés. Il est très courant qu'à table, chez moi ou ailleurs, je me bouche discrètement une oreille pour ne pas les entendre, tellement ça m'ennerve.

Edit de 2 minutes plus tard: j'ai réussi à mettre un lien dans mes posts!!
ok ça n'a rien d'extraordinaire mais j'ai le droit d'exulter un 31 décembre non?

jeudi 28 décembre 2006

Il était une fois

Une jeune femme convaincue quelque part en elle même qu'elle n'était pas digne d'attention, que les autres ne l'aimaient pas et qu'elle était la seule à faire plaisir à son entourage sans rien recevoir en retour.
La plupart du temps elle faisait bonne figure, omettait de dire de mauvais mots et tentait d'oublier par l'humour ce qui la chagrinait.
Néanmoins lors de son anniversaire, à la fête des mères ou à Noël, elle avait grande peine à réprimer un reproche ou deux, lorsque l'oubli assaillait son conjoint et qu'il omettait de la fêter ne fut ce qu'un petit peu.
En ce Noël 2006, alors qu'elle faisait le tour de sa énième liste des courses et des cadeaux pour satisfaire tout son monde, elle demanda à son époux sur un ton (disons le) un brin cynique: c'est bon, toi t'as pas de courses à faire, tu les as tous tes cadeaux de Noël?
A quoi il répondit: moi c'est ok, j'achète rien comme d'hab, tu le sais bien quand même?
La réponse n'était évidemment pas celle qu'elle attendait et un pincement au coeur plus tard, elle tenta de penser à autre chose, tout en le maudissant intérieurement.
La veille de la naissance de l'enfant Jésus, c'est peu dire qu'elle n'était pas tout à fait habitée de pensées très chrétiennes...
Les invités arrivent, tous les cadeaux sont installés au pied du sapin, elle s'affaire à un quelconque rangement au salon quand elle aperçoit.... un énorme paquet posé contre le mur.
Elle s'y reprends à deux fois pour saisir ce que c'est: un bonhomme de neige.
Non pas un de ceux qui auraient fondu en un clin d'oeil par la chaleur émanant de la cheminée toute proche, mais un avec un corps enrobé de papier jaune, avec une tête verte et deux bras confectionnés avec des morceaux de bambou avec des gants en caoutchouc. Sur son ventre, quelqu'un avait dessiné des gros boutons pour simuler un manteau et un peu plus bas, une main avait écrit: un bonhomme de neige pour DesCrisenLigne.
La jeune femme ne cesse de s'interroger sur le mystérieux cadeau, c'est visiblement pour elle et elle se maudit d'avance d'avoir plus ou moins silencieusement reproché à son époux d'avoir oublié son Noël...
La soirée avance, les enfants sont de plus en plus excités, on décide donc de ne pas attendre minuit comme le veut la tradition familiale pour ouvrir les cadeaux.
Le sien elle l'ouvre en dernier et y découvre un objet qu'elle convoite depuis des années, qu'elle a toujours désiré sans oser se l'offrir et qui lui fait monter des larmes aux yeux...
Son époux, celui qu'elle taxe bien souvent (même si avec raison) d'inattentif, de froid et d'indifférent, avait cherché et trouvé un cadeau qui aurait pu lui faire réellement plaisir. De plus il avait passé du temps à l'emballer, avait soigné son apparence et maintenu le suspens.
Ca doit être ça ce qu'on apelle la magie de Noël...

samedi 23 décembre 2006

Etrennes

A moins de vivre sur une autre planète ou d'être terré au fin fond d'un igloo, vous n'avez pas pu échapper à ce formidable mouvement commercial qui nous entoure en cette période.
C'est la course à l'échalotte pour acheter un Dvd pour tata Germaine ou une boîte de cigars pour l'oncle Roger.
Evidemment, internet nous aide grandement, pour ma part j'ai commandé 90% de mes cadeaux sur des sites spécialistes qui ont livré à temps et en heure de quoi agrémenter mon pied de sapin.
En ce qui concerne les cadeaux, il y a plusieurs écoles:

1) le besogneux: celui qui se creuse la tête pendant des semaines pour trouver ce qui fera plaisir à la cousine Josette et qui parvient avec plus ou moins de succès à lui soutirer un merci lors de la découverte du paquet.
S'il a eu de l'intuition ou la main heureuse, il aura peut-être réussi à lui dénicher le fer à repasser en fonte qui manquait à sa collection, elle se fendra alors d'une banane digne d'Henri Salvador et ils seront potes pour la vie.
2) le je m'enfoutiste: celui qui offre à toute l'assemblée des cendriers en pâte à sel achetés dans un souk lors de ses dernières vacances (variante: le T shirt: i love Costa Brava jaune fluo, taille unique)
3) le "jemecassepaslatête": celui qui remet une enveloppe avec 20 euros dedans à toute sa famille avec la mention "Joyeux Noël". Cela évite les déceptions et les longues files d'attente aux caisses des magasins.
4) le futé: celui qui instaure au sein de la famille le petit jeu du "j'ai un ami":
mettre le nom de chacun des participants sur des petits papiers, déposer le tout dans un chapeau, chacun pioche un nom à qui il devra offrir un cadeau. Une wish list consultable permet à chacun d'offrir le cadeau de son choix à celui dont on aura tiré le nom. Le tout dans le plus parfait anonymat, personne ne sait qui va lui offrir un cadeau, d'où le nom du jeu: "j'ai un ami" (mais je ne sais pas qui c'est)
5) l'anti conventionnel: celui qui proclame que les cadeaux organisés, les fêtes que pour le fric, le conformisme, tout ça tout ça, c'est pas pour lui. Il a acheté de cadeaux à personne. (par contre, il râle si tout le reste de l'assemblée a eu la même pensée à son égard)
6) le j'aipasdebol: lui il a hérité d'une famille dont les membres savent parfaitement quel cadeau ils aimeraient recevoir et pour lui faciliter la tâche ils lui communiquent leurs désideratas suffisamment à l'avance, pour qu'il en soit pourvu le soir ad hoc.
Là où ça se corse, c'est quand sa tante lui a demandé des verres empilables blancs avec liseré bleu marine, taille 13.6 cm.
Ou bien quand la petite cousine a decrété que rien ne lui ferait plus plaisir que Barbie aux Bermudes, objet convoité par toutes les petites de France et de Navarre, et que plus aucun magasin ne possède évidemment de stock. Il va sans dire qu'il pourra remuer ciel et terre, jamais il ne trouvera l'objet de son désir.
Finalement, il le dénochera d'occasion sur Ebay à 320 euros et le recevra le 15 mars.

Bref en un mot comme en cent, Noël et les cadeaux c'est sympas mais parfois ça s'apparente (quand même) (un peu) à une corvée.

Pour ma part, j'ai exceptionnellement réussi à dénicher ce qu'il me fallait avec suffisamment d'avance, ce qui me permettra de ne pas aller acheter des after shave ou des tonnes de boîtes de chocolat en catastrophe demain.

J'ai en vrac dans mon escarcelle (liste non exhaustive):

- des Bd's choisies avec beaucoup d'attention pour un quelqu'un aux goûts précis
- un (formidable) jeu en bois nommé "Carrom" ou "Carambole" avec lequel nous jouïons étant enfants (cadeau collégial)
- des places pour un concert
- un jeu vidéo pour mon tendre qui va me valoir un "T'es la meilleure maman du monde!!"
- un joli carnet pour noter de douces pensées pour une quelqu'une qui n'a pas assez de son blog pour coucher sa prose
- des trucs à gratter (jeux de lotterie) un par personne, pour peutêtre gagner le million (c'est marrant, pas cher et ça plaît souvent)
- des crèmes anti âge pour celle qui commence à en avoir et une jolie trousse de maquillage pour une qui s'aperçoit qu'elle a l'âge d'en mettre

J'oubliais: je fais beaucoup de cadeaux, sans date particulière à ceux qui me sont proches, sans pour autant avoir l'envie d'en recevoir en retour MAIS (il y a toujours un mais), je suis souvent déçue que la réciproque soit rarement d'actualité.
Pour parer à ce genre de déconvenues et de vilains sentiments, je m'achète moi même mes propres cadeaux en y appliquant une superbe étiquette libellée "de moi pour moi" :-)

Et vous qu'offrirez vous? (et qu'aimeriez vous qu'on vous offre?)

jeudi 21 décembre 2006

Lisez moi

Etant une grande lectrice (de blogs, livres, revues, journaux et même d'étiquettes de vin: ma maman disait que dès que j'ai appris à lire il me fallait tout le temps de la lecture, au point qu'à table je récitais à voix haute tous les mots qui m'entouraient si je n'avais pas de livre), je vais essayer de temps en temps de vous faire partager un livre qui m'aura plu pour toutes sortes de raisons et pour lequel j'aurais envie de donner mon avis et pourquoi pas, vous donner envie de le lire.
Il va de soi que beaucoup, dont c'est le métier, le font bien mieux que moi, et cet avis est loin d'avoir une quelconque prétention.

Ces livres que je dévore, peuvent traiter de sujets très différents, je n'ai pas d'affinités précises d'auteur ou genre. Même si je me porte plus volontiers vers un thriller que vers un roman historique.
Mes préférences allant (souvent) à Elizabeth George, Minette Walters, John Grisham, Robert Crais et j'en passe. Des sujets pas toujours joyeux je vous concède mais que voulez vous on se refait pas.

Je vais vous parler ici de Douglas Kennedy et son dernier roman: Les charmes discrets de la vie conjugale.
Je l'ai acheté pour son titre tout d'abord, car la curiosité m'a soufflé qu'il s'agissait peut être d'un récit un peu psycho social qui m'éclairerait un peu sur les relations homme-femme.
J'étais pas loin de la vérité sauf qu'il s'agit ici d'un roman, purement fictif sans grandes théories psychologiques de la part de l'auteur, et qui permet d'analyser de l'extérieur une relation de couple dans une Amérique des années 60 ainsi qu'un climat politique dont j'ignorais tout.

Une belle façon d'analyser ses semblables (et soi-même par la même occasion), en les acceptant comme simples mortels avec leurs défauts et qualités.

Bonnes lectures,

lundi 18 décembre 2006

Aime moi comme tu veux, mais aime moi

Elle a un beau visage avec des lèvres charnues. Un petit air rigolo quand elle fait la moue.
C'est une jolie fille avec un air determiné. La vie l'a dotée d'un petit coté entété.
Un humour désarmant, laissant pantois des hypothétiques amants.
Ceux qu'elle attire par sa jeunesse, sa beauté ou son faux air de sagesse.
Intègre et droite elle suit sa route, on l'imaginerait pas assaillie de doutes.
Parfois sans soleil alentour, derrière des lunettes elle se cache comme dans un four.
D'autres fois on voit qu'elle exagère, son maquillage comme une aventurière.
Ce n'est pas un phénomène de mode, elle en est aux antipodes.
C'est juste que pour aller bosser, les bleus au visage elle doit cacher.
Car celui qui lui a donné de si beaux enfants, celui qu'elle prend tous les soirs pour amant
Lui vrille la peau de cicatrices, lui fait vivre un supplice.
Ce sont des humiliations par dizaines, des absences de respect inhumaines.
Son quotidien est un puits sans fin, de blessures au nom des droits d'un conjoint.
Les années passent sans qu'elle abandonne, cette brute épaisse qui n'aime personne
si ce n'est lui-même et l'orgueil qu'il retire, de cette supériorité qu'elle n'ose contredire
On en a parlé des tas de fois, des arguments j'en ai et des qui ont du poids.
Mais elle s'obstine à courir un amour qu'elle croit exister, même si derrière des coups il est caché
De cette situation j'ai tiré une léçon, aussi dure à avaler que des doses de poison:
seule la victime a le droit, la volonté ou le courage d'un jour dire non et prendre la décision.

samedi 16 décembre 2006

Fleurs


Elle était rouge et brillante, petite mais pimpante
elle focalisait ton regard, me permettait presque d'y croire
tu me vantais ses mérites, sa sportive conduite
sa médaille de voiture de l'année, ton prochain achat m'as tu assuré
entre deux qualités moteur, je guettais un signe ou des pleurs
un truc me permettant de deviner, que tu connaissais ta destinée
on a parlé des heures durant, plus que quand on était enfants
des banalités, et du beau temps, de mon petiot et de ses progrès attendrissants
pas une fois ton regard ne m'a fui, comme si tu t'étais juré de m'offrir l'oubli
de cette fin certaine qui te guettait, de cette maladie qui te rongeait
on mangeait bien en clinique, les infirmières étaient même chics
le traitement pas trop contraignant, les autres patients pas trop chiants
et moi je me mourais à petits feux, de te savoir bientôt emporté aux cieux
sans que je puisse demander une trève, un délai ou à tes veines un supplément de sève
de ces mois de trajets en train, harassants et quasi quotidiens
j'en garde des souvenirs douloureux, des kilomètres anxieux
dans mes bras mon tout petit, mon premier fils, celui que j'avais choisi
de t'offrir comme filleul comme on offre un sacrifice, à un dieu que l'on prie instament d'arrêter ses caprices
hélas le baptême a eu lieu trop tard, tu n'as été parrain que dans les regards
la maladie était pressée résolument, de t'envoyer te reposer au firmament
perdre ses parents c'est être orphelin, veuf est celui qui a vu partir son conjoint
mais quel mot mettre sur cette douleur creuse, la mort d'un frère emporté par la grande faucheuse
tu as toujours été mon idole, celui que l'on imagine paré d'auréole
celui que même la réalité n'a pas terni, celui qui malgré l'éloignement m'a tant appris
un poète l'a dit bien mieux que moi, mais ça reflète encore mon désarroi
"Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye Démontez la lune, et le soleil
Videz l'océan, arrachez la forêt Car rien de bon ne peut advenir desormais "
Depuis tant d'années je garde, précieusement toutes ces larmes
pas une seule fois j'ai visité ta tombe, je refuse de me recueillir sur une ombre
ton rire, tes yeux et ta génerosité, restent profonds, sans la nécessité
de te fleurir un certain 1er novembre, comme annuellement on dépoussière une chambre
une fois de plus on m'a pas compris, j'ai toujours tu, jamais j'ai dit
le vide, la tristesse et le déchirement on assimile à de l'indifférence cette absence de recueillement
je crois pas aux mots sourds, qu'un prêtre lance comme du haut d'une tour
j'adhère pas à l'idée que tu me tiennes rigueur, que tous les ans, je refuse ce commerce de fleurs
je refuse les mots incongrus, que m'ont jetté des psys et autres intrus
que tu étais sûrement mieux ailleurs, qu'ainsi t'oubliais tes douleurs
c'est égoïste assurément, mais imaginer ne fut ce qu'un instant
que t'as troqué notre amour contre un quelconque ministère à droite du grand dirigeant, me sidère
J'ai toujours au fond d'une armoire, un sac plastique avec un carnet noir
ainsi que le pyjama bleu que tu portais, des trésors de larmes que je n'explorerais sûrement jamais
Depuis les rires ont été reappris, faut dire que mes gars s'en chargent comme d'un défi
ma vie a continué de passer, mon parcours t'a sûrement étonné
Mais si depuis ta belle chambre, avec vue sur le soleil de ce mois de décembre
tu peux apercevoir ces quelques mots, reçois toute ma tendresse, mon beau frérot

jeudi 14 décembre 2006

Flop

Matin dans la voiture:
Maman c'est toi qui viens me chercher à l'école?
Non loulou, maman elle va chez le médecin
Ah? Pourquoi?
Bah en fait je vais chez le doc qui aide les mamans à faire venir les bébés, tu t'en souviens t'étais venu un jour avec moi
Ah oui...mais là pourquoi t'y vas? t'as plus de bébé dans le ventre, petit frère est sorti
oui mais en fait, on doit y aller régulièrement pour contrôler que tout va bien, pis aussi j'ai besoin qu'il m'aide pour autre chose... (restons évasive)
Ahhh? et qu'il t'aide à faire quoiii?
Euh...disons que justement, je ne veux pas de petit frère pour le moment donc il va placer dans maman, un appareil qui évite l'arrivée des bébés
Tu veux dire qu'il va tuer les bébés??????!
Non! ça évite qu'il y en ait justement. C'est pas un appareil qui sert à les enlever quand ils sont déjà là, justement ça sert à les empêcher d'arriver.
Hum...(pas convaincu) ça leur fait pas de mal?
Non bien sûr que non.
Et toi ça va te faire du mal? (voix un peu triste)
Bah disons que c'est pas super agréable, ça fait un peu mal mais après ça passe (voix de maman attendrie par la sollicitude de son fils)
Ah ok je comprends.. (pensif)
quelques secondes plus tard....
Maman?
Oui mon petit coeur? (suis sûre que le débat n'est pas terminé, quelque chose lui trotte encore dans la tête, il est pas rassuré, il est adorable cet enfant...)

Euh...tu pourrais arrêter de chanter, j'entends plus la belle chanson...
Ah? euh? oui bien sûr chéri...

mercredi 13 décembre 2006

Jour de fête

Noël approche et avec lui toute une période que je n'affectionne pas spécialement.
Pour contrer le sort, je proclame aujourd'hui,
mercredi 13 décembre, la fête des mots retors.

A toi Phillibert, j'aimerais dire que tu me les brises menu menu,
que rien que ta présence à ces fêtes me soulève le coeur de manière aigue.

Toi Aldamur, ce serait bien que tu me lâches la grappe
que tu m'oublies et que tu dégages de mes penattes.

Toi Germaine, il serait temps que t'ouvres les yeux et grandisses
comprends que c'est pas avec du coton qu'on construit une bâtisse.

Gertrude, arrête de te mater le fond du nombril
le monde n'est pas constitué que de fieffés imbéciles

Gustavine l'amitié est un bien précieux et rare
accepte les autres sans croire qu'ils ont tous une tare

Phyllis sors de mon champ de vision, donne moi de l'air
va loin, immigre en Alaska ou part en station balnéaire

Cunégonde tu sais que je t'adore et que je m'inquiète
par pitié quitte ce gros porc, ne vois tu pas comment il te traite?

Toi mon cher Anaquin
arrête de te cacher derrière le vin
ça ne résous rien et pire: amplifie
ce rose absent de votre vie

Fuldebert toi mon grand gamin
poursuis ainsi ton chemin
je voudrais juste que ta tête soit lestée
d'un peu plus de maturité

Alors toi ma brave Berthe
qui de tant de "soi-disant malheurs" est couverte
relativise et souris un peu de temps en temps
tu verras que le bonheur est un hôte accueillant

Prosper je pensais que t'avais passé l'âge
des chamailles et des enfantillages
visiblement je me suis trompée
je m'en vais vite te confectionner une étiquette "passé"

Toi mon Alphonse qui me suis
je te souhaite un baiser sous le gui
et une épouse moins compliquée,
mais je t'en prie fais des efforts pour la garder

Je voudrais te dire ma gentille Sidonie
que malgré que je ne paraîs pas une parfaite fille
je t'aime énormément et regrette
cette vie de chien qui vous bouffe la tête

A vous tous, partis bien loin
Chlitorines, Germains et autres Flibustins
j'aimerais dire que vous me manquez
en ces temps de Noël, même pas enneigé.

* je m'excuse d'avance auprès de toutes les personnes portant un prénom ci-dessus.

mardi 12 décembre 2006

Mes airs ne font pas vos chansons

Certains m'accompagnent depuis un bout de temps, d'autres sont assez nouveaux dans le lecteur. Je les écoute en boucle jusqu'à m'en lasser, jusqu'à en dégoûter certains ("Maman, pas encore lui s'il te plaîtttttt!)

Robbie Williams: l'album Advertising Space - tous les jours à toute heure à n'importe quel endroit, Rob si tu m'entends, tu dis où, tu dis quand, j'accourt
(vous ai je dit qu'il était beau? et que je l'ai vu en concert et que lui et moi on était à peine séparés par 56000 personnes? et qu'il n'a vu que moi? mais comme j'étais accompagnée de mon Homme je me suis refusée à lui? Oui je sais je manque de discrétion mais fallait que je le dise, je suis sûre qu'il m'en tient pas rigueur)

Linda Lemay: Ma Signature - elle me remue, me retourne, me fait rire et sourire, je découvre et m'en lasse pas, Linda si tu me lis, pour Noël je veux bien un tête à tête avec toi pour jongler avec des motsmaux entre quatre yeux.

Amos Lee - Compil perso - en vrac Colours, In the Arms of a women, Keep it Loose Keep It Tight - sa voix est mon aller sans retour vers un endroit de velours.

Red Hot Chili Peppers - Best Of - ma jeunesse, la vôtre sûrement, du bon son qui claque et fouette les coeurs dès le matin.

Compilpersopastrèslégalejelecrains - BOF connues - des films qui m'ont touchée pour un tas de raisons et dont j'ai voulu (re)découvrir les bandes originales, un régal.

Et vous qu'écoutez vous pour le moment?

(un jour quand je serais grande et que je saurais comment mettre des liens, des images, des sons et toutça toutça, on se partagera un bout de son, rien que vous et moi)

lundi 11 décembre 2006

Vous ai-je dit?

Qu'il existe quelqu'un d'étonnant ici bas
quelqu'un qui chante et rit sans embarras
sans forcer ses émotions ni faire semblant
comme à Carnaval on déguise un enfant

Quelqu'un qui prend la vie tout bonnement
sans lui demander de miracles ni de présents
juste quelqu'un qui se réjoui tous les jours
des petites choses, des cris des oiseaux et de l'amour

Elle a pris pour sacerdoce de mener les siens
dans un quotidien joyeux où tout va bien
de leur enseigner des valeurs pures
de leur fournir des bagages sans craquelures

Certains nomment la leur: "marâtre"
comme une maladie digne d'un psychiatre
la mienne je la venère et l'admire
je lui sculpterai bien une statue de cire

pour ses enfants elle est le repère
le phare, le fort et le corsaire
leur rocher qu'ils savent immuable
dont la faiblesse leur paraît inimaginable

pour moi, elle est l'exemple absolu
celle que je voudrais voir élue
parmi la gente des mamans
si au suffrage votaient les chenapans

celle que je voudrais être même si j'ai pas sa vocation
car sa patience est infinie et la mienne parfois en capitulation
sa disponibilité me sidère et dans le domaine je ne ferai carrière
son don de soi n'a d'égal que celui des préposés au calvaire

ce que nous tous lui demandont sans cesse
certains en oubliant parfois la gentillesse
va au délà de ce l'on demande à une maman
même toujours prête au demeurant

invariablement elle répond par la positive
tout sourire et pleine de fibre affective
pour la joie de tout son monde
ceux qui l'ont rendue féconde

et puis il y a tout le reste
les promenades les jeux et tous ces gestes
qu'elle accomplit en chantant ou riant
faisant le beau temps sur nos coeurs d'enfants

si la pudeur ne me drapait comme un linceul
je lui lancerais des mercis comme des glaïeuls
je coucherais des mots sur son épaule
je ferais enfin plier le fier saule

mais comme dans ma muselière, athrophiant
vivent mes émotions comme dans un récipient
je m'en fais une amie complice
du quotidien et des cancans avec délices

Elle a remplacé ma soeur ma mère et toutes celles
que j'aurais voulu admirer de façon inconditionnelle.

samedi 9 décembre 2006

Dans ses yeux je voudrais voir

j'aimerais apercevoir
tout ce qui manque à mon coeur noir
des futilités qui adoucissent l'âme
et des indispensables à ma flamme

des soirs d'été sur la terrasse
des mots voilés ou dits à voix basse
des confidences tendres ou des souvenirs
et croire qu'on veut me l'entendre dire

des mers calmes et lisses comme du satin
une bouche qui me dévore comme un bon pain
des mains qui soignent les bleus et les maux
qui apaisent ma vie rien qu'en glissant sur ma peau

des litres de pluie et des vents déchaînés
des bras qui m'entourent comme un bébé
une couverture posée à même le sable
deux corps enlacés, affrontant le même diable

une fraise mûre et sucrée
dégoulinante de son jus d'été
deux bouches qui se la partagent
deux langues qui se lient sans ambages

un plongeon dans l'océan glacé
la surprise de mon derme herissé
et la douceur d'un corps chaud
m'envelopper, me servir de manteau

un dîner aux chandelles romantique
sans aucun courant éléctrique
si ce n'est celui dans nos regards
soulés d'un désir presque barbare

des promenades main dans la main
retrouver des vieux airs et des refrains
ceux qui nous rapellent l'aisance
avec laquelle on a traversé la petite enfance

des heures de corps à corps
comme une frénésie sans temps morts
des feux qui couvent éternellement
et s'emboîter comme par enchantement

des mouchoirs des draps et des puits
pour contenir mes sources pas taries
une écoute une présence et un regard
même quand je suis hagarde et sans fard

une canne une épaule un tronc
pour quand la santé me fera faux bond
du courage de la force et de la rage
quand mon corps sera en décrochage

de l'amour de l'écoute et de la sagesse
du jeu des rires et mille promesses
pour mes moussaillons tenir bon
calmer la mer, retenir l'agitation

une tête bien faite, un semblable digne
honnête et juste, jamais au delà de la ligne
des conversations qui durent mille ans
des idées échangées, des débats passionnants

de l'exigeance pour soi même
comme ce soir j'en écris l'emblême
des leçons des combats sans dépôt de bilan
de la pugnacité de la force et du cran

Pour ce regard aux mille ingrédients
faudra t il quérir mille chalands?
revoir à la baisse ses goûts culinaires
ou puiser dans son propre frigidaire?